« Pourquoi la politique ne s’uberiserait-elle pas? », lance Jean-Philippe Dubern, et tant pis si l’expression peut-être vue de façon négative.
Autrefois gérant d’un restaurant brésilien, ce quadragénaire lance l’association « Bordeaux 2020 ». Objectif : « créer un échange permanent avec les élus » en vue des prochaines élections municipales.
Les citoyens, habitant Bordeaux ou non, sont invités à adhérer à l’association pour une somme symbolique de 5 euros. Ils choisissent ensuite une thématique, qui sera débattue lors d’une réunion.
« L’aménagement des bassins à flot, l’urbanisme solidaire, la place de la police municipale… Il y a plein de sujets à débattre pour trouver des propositions concrètes », assure Jean-Philippe Dubern.
Damien Thomas, président de l’association, veut quant à lui axer le débat sur la culture.
Metteur en scène, il est aussi délégué à la culture dans la Fédération PS Gironde.
Dialogue citoyen
Ces thématiques seront débattues lors de réunions organisées chez des particuliers ou des commerçants. Damien et Jean-Philippe en appellent d’ailleurs à « ceux qui veulent nous accueillir pour débattre, proposer, analyser, critiquer et ajouter une nouvelle pierre à l’édifice ». Ces réunions devraient voir le jour fin août-début septembre.
Le projet prévoit aussi une « plateforme numérique citoyenne », qui permettra d’agréger les informations et de poursuivre les débats. L’objectif est de faire participer un maximum de personnes, même si elles sont « trop loin ou trop occupées pour se rendre aux réunions ». Et d’aborder tous les sujets, même les plus prosaïques.
Et ensuite ?
« Chaque chose en son temps, mais pourquoi pas une liste aux municipales dans quelques années », glisse Damien Thomas.
Pour l’instant, Bordeaux 2020 se veut « apolitique ».
« Nous écouterons les élus politiques de tous bords », assure Damien. « Humaniste, oui, mais pas forcément de gauche », ajoute Jean-Phillipe Dubern.
Pourtant, il précise être lui aussi membre du PS, « mais pas très assidu ». Thomas Bonan, le troisième homme à l’origine de Bordeaux 2020, est le seul à ne pas être encarté dans un parti. Ensemble, ils veulent repenser la ville « avec et pour ses habitants, et ceux qui viennent y travailler ou s’y cultiver ».
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