L’association Bordeaux 2020 veut « ubériser » la politique
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L’association Bordeaux 2020 veut « ubériser » la politique

Damien Thomas et Jean-Philippe Dubern étaient au Club de la presse ce jeudi 16 juin pour présenter leur association Bordeaux 2020 (AP/Rue89 Bordeaux)

Damien Thomas et Jean-Philippe Dubern étaient au Club de la presse ce jeudi 16 juin pour présenter leur association Bordeaux 2020 (AP/Rue89 Bordeaux)

L’association Bordeaux 2020 lance en septembre des débats « tupperware », chez l’habitant, et une plateforme numérique pour faire participer tous les citoyens aux enjeux des municipales.

« Pourquoi la politique ne s’uberiserait-elle pas? », lance Jean-Philippe Dubern, et tant pis si l’expression peut-être vue de façon négative.

Autrefois gérant d’un restaurant brésilien, ce quadragénaire lance l’association « Bordeaux 2020 ». Objectif : « créer un échange permanent avec les élus » en vue des prochaines élections municipales.

Les citoyens, habitant Bordeaux ou non, sont invités à adhérer à l’association pour une somme symbolique de 5 euros. Ils choisissent ensuite une thématique, qui sera débattue lors d’une réunion.

« L’aménagement des bassins à flot, l’urbanisme solidaire, la place de la police municipale… Il y a plein de sujets à débattre pour trouver des propositions concrètes », assure Jean-Philippe Dubern.

Damien Thomas, président de l’association, veut quant à lui axer le débat sur la culture.

Metteur en scène, il est aussi délégué à la culture dans la Fédération PS Gironde.

Dialogue citoyen

Ces thématiques seront débattues lors de réunions organisées chez des particuliers ou des commerçants. Damien et Jean-Philippe en appellent d’ailleurs à « ceux qui veulent nous accueillir pour débattre, proposer, analyser, critiquer et ajouter une nouvelle pierre à l’édifice ». Ces réunions devraient voir le jour fin août-début septembre.

Le projet prévoit aussi une « plateforme numérique citoyenne », qui permettra d’agréger les informations et de poursuivre les débats. L’objectif est de faire participer un maximum de personnes, même si elles sont « trop loin ou trop occupées pour se rendre aux réunions ». Et d’aborder tous les sujets, même les plus prosaïques.

Et ensuite ?

« Chaque chose en son temps, mais pourquoi pas une liste aux municipales dans quelques années », glisse Damien Thomas.

Pour l’instant, Bordeaux 2020 se veut « apolitique ».

« Nous écouterons les élus politiques de tous bords », assure Damien. « Humaniste, oui, mais pas forcément de gauche », ajoute Jean-Phillipe Dubern.

Pourtant, il précise être lui aussi membre du PS, « mais pas très assidu ». Thomas Bonan, le troisième homme à l’origine de Bordeaux 2020, est le seul à ne pas être encarté dans un parti. Ensemble, ils veulent repenser la ville « avec et pour ses habitants, et ceux qui viennent y travailler ou s’y cultiver ».

L'AUTEUR
Amélie Petitdemange
Etudiante à l'Institut de Journalisme Bordeaux Aquitaine (IJBA)

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