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Aux origines de l’expérience Rue89 Bordeaux

Il y a trois ans jour pour jour, en juin 2013, une idée ni folle, ni réfléchie m’a traversé l’esprit : créer Rue89 Bordeaux. Depuis 2010 déjà, je contribuais à Rue89 national de manière régulière et sans aucun cadre ni contrainte. Pierre Haski, cofondateur du premier pure player français, m’a permis de m’exprimer sur plusieurs …

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Matt de Chronicles (Photo: Joël R.)

Walid Salem, par Eloïse Vene
Walid Salem, par Eloïse Vene

Il y a trois ans jour pour jour, en juin 2013, une idée ni folle, ni réfléchie m’a traversé l’esprit : créer Rue89 Bordeaux.

Depuis 2010 déjà, je contribuais à Rue89 national de manière régulière et sans aucun cadre ni contrainte. Pierre Haski, cofondateur du premier pure player français, m’a permis de m’exprimer sur plusieurs sujets : de l’attribution effarante du Lion d’or à Venise au film israélien « Lebanon », au retour de Bertrand Cantat sur la scène pour la trilogie de Wajdi Mouawad à Cenon.

Je ne suis pas journaliste de formation. Je ne sais pas comment je pourrais me définir d’ailleurs. Je ne me suis jamais résolu à une fonction précise, ni graphiste, ni photographe, ni peintre, ni écrivain, ni vidéaste, ni chanteur de rock, ni animateur radio, ni rugbyman, ni éditeur, ni journaliste… En réalité, je ne me suis jamais décidé. Sans doute parce que j’ai tout voulu.

Une expérience journalistique

Mais l’initiative de Rue89 Bordeaux était un gros morceau. Car, pour la mettre en route, je ne pouvais m’en remettre à ma seule envie. Il fallait trouver des compagnons d’aventure, des partageurs de risque. Il fallait un noyau dur.

Quand la rumeur du projet s’est répandue à Bordeaux, l’idée que certains s’en sont fait était souvent la même : un média parisien s’installe à Bordeaux, avec ses fonds et ses moyens. Ma recherche prenait parfois l’allure d’entretien d’embauche…

Bien qu’un média soit une idée sérieuse, je voulais surtout une expérience journalistique où dialoguent le travail de journalistes, le savoir d’experts et la contributions de lecteurs ; un espace ouvert à l’image du média national. Cette ouverture même qui a permis le projet de Rue89 Bordeaux.

Pourquoi un Rue89 à Bordeaux ?

Malgré ses nombreux médias, Bordeaux n’est pas une ville riche en la matière, ni par la variété des propositions, ni par le positionnement social. Il n’était pas question de jouer dans la cour des autres, des grands ou des petits. Il fallait construire sa propre cour. Avec plusieurs volontés : comprendre la ville, ses mutations et leurs impacts sur la société ; rendre visibles des initiatives sociales et politiques, souvent marginales ; donner la parole à ceux qui ont du mal à se faire entendre… La Belle endormie était entrain de se réveiller et il était essentiel que de nombreuses voix soient audibles.

Après une première équipe, puis une deuxième, la troisième était la bonne. Jamais deux sans trois ! Celle-ci se forme au lendemain de la main basse mise par l’Obs sur le site national Rue89. Ce ne sont franchement pas les conditions idéales.  Malgré la confusion, le doute sur l’avenir de la « marque », Jean-François Belhomme me rejoint pour soutenir l’action commerciale, suivi de Simon Barthélémy pour porter la rédaction, et enfin Adrien Soland pour lancer financièrement le projet.

Le 31 janvier 2014, Rue89 Bordeaux s’affiche sur les écrans de vos ordinateurs, tablettes et smartphones. Depuis, l’aventure continue, et je l’espère pour longtemps… Si vous soutenez notre campagne de financement participatif Ulule.


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