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Des ponts jetés entre Bordeaux et ses villes voisines

Finie la défiance : après Libourne et Angoulême, plusieurs communes veulent mener des projets concrets avec la métropole bordelaise. Exit l’isolement de Bordeaux : renforcée par la loi Notre et son attractivité, son influence s’étend, à coup de coopération bilatérales. Mais quelle est la bonne échelle pour traiter des problèmes quotidiens des habitants de l’aire urbaine ?

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Des ponts jetés entre Bordeaux et ses villes voisines

Bordeaux aura mis plus de 2300 ans avant de construire son premier pont sur la Garonne. Depuis le pont de pierre, voulu par Napoléon pour aller faire la guerre en Espagne, la ville s’est depuis dotée de 5 franchissements du fleuve (si on compte la passerelle Eiffel) et en bâti un sixième, le pont Simone Veil.

Aujourd’hui, Bordeaux « veut tourner la page de sa tentation insulaire » (Le Monde du 16 novembre), et ses relations vont loin au delà de la rive droite. Très loin : Bordeaux pourrait même prendre la Creuse sous son aile, titrait récemment La Montagne ! C’est du moins l’idée sérieusement avancée par le sénateur Jean-Jacques Lozach (PS), et ancien président de ce département rural aux confins de la Nouvelle-Aquitaine.

Doublement confrontée à la disparition des services publics et à la désindustrialisation (le conflit social de GM&S à la Souterraine), la Creuse pourrait selon lui signer un contrat de réciprocité avec Bordeaux, comme l’a récemment fait Toulouse avec le pays des Portes de Gascogne (Gers).

Officiellement, il n’en est pas encore question. Mais l’anecdote montre bien une chose : au jeu de bonneteau des derniers redécoupages administratifs et redistributions de compétences, le département a été dépouillé, les régions ont grandi, à l’image de la Nouvelle-Aquitaine, et les métropoles ont gagné du poids et de l’influence.

Son dynamisme économique et l’arrivée de la LGV aidant, Bordeaux Métropole se retrouve sollicitée de toutes parts. Logique, selon François Cougoule, de l’a’urba, co-auteur d’un Atlas de l’espace métropolitain de Bordeaux (éditions Mollat, 2016) :

« L’hinterland bordelais dépasse aujourd’hui largement les frontières girondine: Angoulême, Bergerac, Périgueux, Biscarrosse, Marmande… Royan commence ainsi à prendre des contacts avec la métropole pour regarder ce qui pourrait relier la métropole et l’agglo. Et Angoulême joue sur les 35 minutes de train pour Bordeaux, en faisant valoir des prix de fonciers maîtrisés. Mais elle a quelques problèmes de la desserte : le train de 8h04 disparaît et cela ne permet pas d’aller travailler à Bordeaux en vivant à Angoulême) »

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