Avec la piscine du Pinsan, la métropole sortira un peu la tête de l’eau
Société  Sport 

Avec la piscine du Pinsan, la métropole sortira un peu la tête de l’eau

actualisé le 05/07/2018 à 15h56

La future piscine intercommunale – à Eysines et au Haillan – du domaine du Pinsan, fait partie du « Plan piscines » lancé en mars 2017 par Bordeaux Métropole. Objectif : construire ou rénover 14 complexes du genre sur son territoire, qui en manque cruellement. D’autant que les chantiers en cours contribuent à diminuer encore le faible nombre de bassins sur l’agglomération bordelaise.

Le chantier est colossal. Casques vissés sur la tête, les journalistes visitent ce mardi ce qui sera en mai 2019 le tout nouveau complexe de bassins du domaine du Pinsan. Les travaux ont commencé en octobre 2017, avec quelques mois de retard dû à de nouveaux appels d’offres.

Au total, 10,9 millions d’euros seront investis dans ce projet, dont 2 millions par la Ville d’Eysines et un million par celle du Haillan. Bordeaux Métropole finance à hauteur de 3 millions d’euros. Le reste se répartit entre l’État, la région, le département et l’Ademe.

La superficie du complexe va tripler avec trois nouveaux bassins : un niveau sportif de 6 lignes (25×10), un d’apprentissage (150m2), et une pataugeoire (40m2).

De nouvelles activités seront également proposées comme l’aquatraining ou la nage avec palme. Le bassin extérieur est conservé et fera partie de ce nouvel ensemble. La piscine couverte sera transformée en bassin de phytoremédiation, une technique permettant « d’épurer naturellement les eaux usées à partir de plantes ».

Côté tarifs, la maire d’Eysines Christine Bost assure « qu’une revalorisation est à prévoir », mais que cette piscine « restera parmi les moins chères de la métropole ». Le prix d’entrée actuellement en vigueur est de 2,40€ pour les Eysinais et Haillanais, et de 3,60€ pour les non-résidents de ces communes. La piscine devrait passer de 55 000 à 200 000 entrées par an.

La fin des travaux de la nouvelle piscine du Pinsan est prévue pour mai 2019 (Sébastien Rouet/Rue89 Bordeaux)

Une réhabilitation d’enjeu métropolitain

Eysines et Le Haillan font partie des quelques villes de l’agglomération qui ont la chance de disposer d’une piscine sur leur territoire. Il n’y a en effet que 20 piscines pour 28 communes. Et « une piscine pour 38 277 habitants », rappelle la municipalité d’Eysines, précisant que la Gironde, d’une superficie de 10 000 km2, totalise 63 piscines alors que la Loire Atlantique 6800 km2, en compte 103. En lançant en mars 2017 son « Plan piscines », Bordeaux Métropole a débloqué une aide financière de 20 millions d’euros pour contribuer à la réalisation de 14 projets comme celui du Pinsan.

9 piscines vont ainsi être construites et 5 rénovées sur Bordeaux et son agglomération, dont un grand stade nautique à Mérignac. Parmi elles, les piscines d’Ambarès, de Galin à Bordeaux, dont l’ouverture n’interviendra pas avant l’été 2021, et celle de l’université à Talence sont toujours fermées pour cause de travaux (voir notre carte interactive ci-dessous). Cette situation fait automatiquement augmenter la demande auprès des piscines voisines, notamment des scolaires.

Retrouvez ci-dessous un état des lieux du « Plan piscines » avec les complexes ouverts (en bleu) et fermés (en noir) pour cause de travaux (MAJ le 05/07/18) :

La réhabilitation de la piscine du Pinsan permettra ainsi de recevoir 76 classes au lieu de 44 actuellement pour Eysines, et 36 classes au lieu de 12 pour le Haillan. Les nouveaux bassins pourront accueillir trois classes en même temps contre une seule avec l’ancienne configuration. Cette réhabilitation est aussi une véritable bonne nouvelle pour les clubs.

« On passe à 6 couloirs, ce qui est super. Avec 4 couloirs, on ne peut pas faire de compétition », souligne Christian Pierrat, président du Bordeaux étudiants club (BEC).

Autre point important pour ceux-ci, la nouvelle piscine du Pinsan sera gérée directement par les deux communes. Aujourd’hui, beaucoup de piscines sont contrôlées par des sociétés privées via une délégation de service public. Une méthode souvent synonyme de hausse importante des tarifs. Reste à savoir si les autres projets suivront cette vague.

L'AUTEUR
Sébastien Rouet
Sébastien Rouet
Racines girondines, étudiant en master journalisme au CELSA Sorbonne Université. Passionné d'Amérique latine et supporter du mythique FCGB.

En BREF

Bordeaux lance les classes artistiques sur le modèle des classes vertes

par Sébastien Rouet. 355 visites. Aucun commentaire pour l'instant.

La vigne et l’agriculture en Gironde, encore dévastées par la grêle

par Walid Salem. 883 visites. Aucun commentaire pour l'instant.

Des feux pour éviter les bouchons sur la rocade bordelaise

par Walid Salem. 1 371 visites. Aucun commentaire pour l'instant.