« Les Mères Veilleuses », le nouveau squat du Squid réservé aux femmes
Société 

« Les Mères Veilleuses », le nouveau squat du Squid réservé aux femmes

Dimanche, le Squid a investi un nouveau bâtiment situé dans le quartier de la gare. Après plus d’un an, le collectif de squatteurs a déjà mis à l’abri près de 300 personnes.

Ils sont venus nombreux pour l’ouverture de ce nouveau squat, « Les Mères Veilleuses ». Après en avoir fait l’annonce lors du débat proposé par Rue89 Bordeaux dans le cadre de la programmation 2019 de Bienvenue, le collectif de squatteurs Le Squid a attiré une cinquantaine de personnes ce dimanche : des bénévoles et des personnes du milieu associatif.

Le grand bâtiment englobe une ancienne boucherie et des habitations laissées à l’abandon depuis au moins 3 ans. Le propriétaire a porté plainte et prévoit de vendre le terrain pour le futur projet Bordeaux-Euratlantique.

Femmes et enfants

Le nouveau squat du Squid est réservé aux femmes seules, ou avec enfants. Pour une capacité de 40 couchages, il reçoit de nombreuses demandes d’hébergement – notamment par le biais des associations comme Médecins du MondeSecours Populaire, ou Samu Social. Il accueille pour le moment une dizaine de résidentes avec deux enfants en bas âge (1 an et demi et 2 mois). Demandeuses d’asile ou même françaises en précarité, elles sont âgées de 20 à 60 ans.

Le lieu est tenu par cinq femmes bénévoles – Juliette, Zoé, Isa, Estelle et Laurence –, les hommes étant interdits dans la structure.

« Certaines de ces femmes ont vécues des traumatismes avec les hommes, comme des agressions ou des viols, précise Juliette, une des bénévoles. C’est un choix de notre part, nous voulons qu’elles se sentent bien dans cet endroit. »

Le nouveau squat du Squid, exclusivement réservé aux femmes (ES/Rue89 Bordeaux)

Appel au dons

Avant d’accueillir de nouvelles résidentes, de nombreux travaux restent à faire : la mise en place de l’eau courante, l’installation des chambres, les peintures, le jardinage… L’équipe de bénévoles recherchent des bidons d’eau, radiateurs électriques, lits superposés, ampoules, lampes d’appoint, machine à laver, outils de bricolage, torchons, serviettes, graines pour le futur potager… Et des personnes véhiculées pour faire les trajets.

Les bénévoles souhaiteraient impliquer le public dans le développement du squat en participant au jardinage, aux ateliers « lits superposés en palettes » et à des réunions féministes « qui seront peut-être ouvertes aux hommes », d’après Juliette :

« Nous souhaiterions réaliser un évènement, ouvert au public, en collaboration avec Médecins Du Monde et d’autres associations. Le squat est situé dans un quartier bordelais, dans lequel le taux de prostitution est élevé. Le but serait de sensibiliser ces femmes, de façon ludique, à propos de sujets sérieux comme le sida, les maladies sexuellement transmissibles… »

Toutes les informations concernant les appels aux dons, les prochains rendez-vous, sont à retrouver sur la page Facebook du Squid.

L'AUTEUR
Esther Suraud
Étudiante à l'EFJ, journaliste en devenir

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