Le blocage à la fac de la Victoire entraîne le report des examens
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Le blocage à la fac de la Victoire entraîne le report des examens

actualisé le 17/12/2019 à 15h03

Le maintien d’une activité universitaire normale est jugé incompatible avec l’occupation continue des locaux. Les partiels auront lieu au mieux en janvier. Les étudiants appellent à des actions ce mardi 17 décembre.

Ils avaient prévu de se réunir à l’aube, ce lundi matin, pour ériger des barricades devant les salles d’examen de la faculté qu’ils occupent depuis le 4 décembre dernier, au campus de la Victoire à Bordeaux. Les étudiants mobilisés depuis les prémices du mouvement social contre la réforme des retraites, auront finalement été entendus.

Ce dimanche soir, l’Université de Bordeaux a annoncé le report des examens de fin d’année sur le campus, faute de ne pouvoir assurer la tenue des épreuves. Cela concerne notamment les cursus de sociologie et de psychologie.

« Malgré les efforts de l’ensemble de nos équipes pour maintenir vos examens la semaine prochaine sur le site de la Victoire, et ainsi minimiser l’impact de l’occupation en cours sur vos formations, nous devons faire le constat, ce dimanche 15 décembre, que l’évolution de la situation ne permet pas de garantir des conditions d’examens sereines », explique la direction de l’Université dans son communiqué adressé aux étudiants.

Vendredi, les étudiants, professeurs et membres du personnel de l’Université impliqués dans l’occupation s’étaient accordés à l’unanimité sur le report des partiels pour que ce campus, devenu fer de lance de la contestation contre la réforme des retraites, continue d’accueillir les assemblées générales du mouvement.

 

Dans l’Université occupée, les amphithéâtres Gintrac et Pitres ont été renommés Louise Michel et Rosa Luxembourg, deux figures de la gauche révolutionnaire. Les étudiants organisent des projections et des conférences pour que l’Université soit ouverte au débat.

Nouvelles actions en vue

Les discussions engagées en début de semaine dernière entre la direction de l’Université et les étudiants mobilisés n’ont pas permis d’aboutir à un accord. Parmi les principales divergences : le maintien de l’occupation de nuit. Le maintien de l’activité normale du site est également jugé incompatible avec l’occupation continue des locaux.

C’est finalement autour de la question du report des examens, refusé dans un premier temps par l’Université, que le dialogue a été consumé. Après trois journées d’incertitude, la direction a décidé de reporter les examens, au plus tôt à la première semaine de janvier.

Dans la crainte d’une intervention extérieure des forces de police ou d’une entreprise de sécurité, les occupants du site ont de leur côté renforcé leurs exigences de sécurité tout en appelant au soutien pour maintenir leur présence dans la place.

Dans un communiqué publié dimanche soir en fin de soirée, les étudiants et personnels mobilisés appelaient « l’ensemble de la communauté universitaire à rejoindre la mobilisation contre le projet Delevoye des retraites ».

Les étudiants appellent également à l’organisation d’une assemblée générale interprofessionnelle à 18h ce lundi, pour coordonner les actions en vue de la troisième journée de mobilisation nationale contre la réforme des retraites, ce mardi 17 décembre. Ils prévoient d’ores et déjà le blocage de l’université Bordeaux Montaigne, et évoquent celui de l’aéroport de Mérignac.

L'AUTEUR
Antoine Cariou
Antoine Cariou
Étudiant à Sciences Po Bordeaux, breton et néo-bordelais - a troqué le cidre pour les cannelés il y a 3 ans.

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