Des milliers de manifestants vent debout contre la réforme des retraites à Bordeaux
Société 

Des milliers de manifestants vent debout contre la réforme des retraites à Bordeaux

Entre 9000 et 38000 personnes ont  manifesté ce mardi à Bordeaux. La mobilisation est en baisse par rapport au 5 décembre, mais les grévistes n’ont pas dit leur dernier mot.

À l’appel de l’intersyndicale CGT, FO, FSU, Solidaires, MNL, UNL et UNEF, ils étaient nombreux – 9 000 selon la préfecture et 38 000 selon la CGT – à dire non à la réforme des retraites, pour la nouvelle journée de mobilisation ce mardi 10 décembre – jeudi dernier, entre 20 000 et 53 000 personnes ont manifesté.

Parmi les secteurs présents, se trouvaient des cheminots, des enseignants, La Poste, le CHU, l’aéronautique, Enedis, des salariés du Grand port maritime de Bordeaux, des Gilets jaunes, des retraités. La présence des pompiers a été acclamée par la foule, lors de l’arrêt du cortège à la place de la Victoire.

Le cortège a démarré à 11h30 place de la République, pour un parcours identique à celui de jeudi dernier, terminus place es Quinconces. En tête de cortège, on retrouvait les Gilets jaunes et les étudiants.

Durant la manifestation, des pétards ont éclaté et des fumigènes ont été allumés. L’ambiance était festive, accompagnée de tambours et de chants. Les slogans nombreux : « Nous ce qu’on veut c’est la grève générale », « On s’est battu pour la gagner, on se bat pour la garder, la retraite elle est à nous ».

Une détermination sans faille

Le cortège a fait une pause à la place de la Bourse. Une publicité géante pour un SUV sur les échafaudages de la façade la CCI Bordeaux Gironde, a alors été enlevée, révélant une banderole « Dernière sommation avant notre extinction », siglée Extinction Rebellion.

Le défilé a terminé son parcours à la place des Quinconces, vers 13h50.

Place de la Bourse, une banderole a été dévoilée, sous les fumigènes et pétards. (CL/Rue89 Bordeaux)

Une partie du cortège s’est alors dirigée vers la place de la Comédie, faisant face aux forces de l’ordre, mobilisés en nombre, entre la rue Sainte-Catherine et le cours de l’Intendance, et faisant reculer les manifestants avec des tirs de lacrymogène. Un petit groupe a ensuite emprunté la rue Esprit des lois vers les quais.

Privés de gaz

Certains manifestants sont toujours autant déterminés, « prêts à continuer s’il le faut, tant qu’on peut financièrement », précise Julien, cheminot.

Tous attendent les annonces du gouvernement ce mercredi 11 décembre. Ils ne veulent qu’une chose : le retrait de cette réforme. « Il n’y a pas de négociation possible », assure Véronique, de la CGT du CHU de Bordeaux et infirmière.  

En parallèle de la manifestation, la CGT Énergies 33 a annoncé que la zone industrielle du Pot au Pin à Cestas et la plateforme Cdiscount de Cestas ont été privés d’électricité. La cité administrative de Bordeaux s’est retrouvée sans gaz, depuis 10h. Ce mardi soir, une action de blocage de la zone de fret de Bruges était aussi en cours. L’intersyndicale a appelé les manifestants à une nouvelle journée de grève ce jeudi 12 décembre.

L'AUTEUR
Carole Latouche
Je suis journaliste en contrat de professionnalisation à l'École Supérieure de Journalisme de Montpellier et au Dauphiné Libéré à Annecy en Haute-Savoie. J'écris pour diverses thématiques (jeunesse, environnement, politique, santé, sport, culture, etc.).

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