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Nicolas Florian : « Nous ne sommes pas dans la nostalgie mais dans la contre-proposition »

La défaite, Nicolas Florian assure qu’elle est digérée. Aujourd’hui dans l’opposition face à Pierre Hurmic, l’ex-maire et son groupe Bordeaux Ensemble veulent apporter « une forme de mémoire et de pratique » de la gouvernance de la ville. Il dit être « en attente d’une vraie impulsion » de la nouvelle mandature. Dernier des trois entretiens avec les présidents des groupes d’opposition.

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Nicolas Florian : « Nous ne sommes pas dans la nostalgie mais dans la contre-proposition »
Nicolas Florian s’est fait au costume d’un opposant (WS/Rue89 Bordeaux)

Rue89 Bordeaux : Il y a un an vous étiez maire de Bordeaux et candidat à votre propre succession, aujourd’hui vous êtes dans l’opposition, une fonction que vous ne connaissiez pas. Comment ça se passe ? 

C’est une découverte pour nous parce que ce n’est pas évident de passer d’une posture où on gère la ville à une posture où on doit être à la fois critique et vigilant. C’est compliqué intellectuellement de franchir le cap. on a le réflexe de se dire mais moi j’aurais fait comme ça et pas comme ça. C’est après tout le rôle d’un opposant.

C’est une vraie découverte et aussi une frustration face à un manque d’informations. Plus le temps passe, plus on s’éloigne des dossiers qu’on connaissait bien. Cette transition est difficile sur l’appréhension des dossiers. Je confirme, c’est dur d’être dans l’opposition. Comme par exemple sur la façon dont on peut prendre la parole. Je l’ai vécu. On m’a coupé le micro ! Mais c’est l’apprentissage de l’opposition. Il nous a fallu sept/huit mois mais maintenant, je pense qu’on a pris la mesure de ce que doit être une minorité.

Pensez-vous alors qu’il faut changer le règlement intérieur quant aux droits de l’opposition ?

Non, le règlement n’est pas à changer. C’est plus dans sa manière de l’appliquer que dans ses principes qu’il faut revoir les choses. Effectivement, dans le règlement intérieur, le temps de parole est de 5 minutes. Je ne me souviens pas, de mon temps, au-delà des 5 minutes, avoir coupé le micro de quelqu’un.

On trouve que, pour une équipe qui a vécu pendant 25 ans ce que l’on vit nous aujourd’hui, et qui pendant sa campagne mettait en avant la concertation et la participation, ce qu’ils disent n’est pas toujours ce qu’ils font. Au-delà de l’échange verbal et politique, sur certains sujets c’est du déclaratif. C’est de l’intention. Ça n’incite pas à un débat apaisé puisqu’on n’a pas d’éléments objectifs et factuels.

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