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L’incendie menace-t-il un terrain pollué du Commissariat à l’énergie atomique à Saugnacq-et-Muret ?
Brèves 

L’incendie menace-t-il un terrain pollué du Commissariat à l’énergie atomique à Saugnacq-et-Muret ?

par Simon Barthélémy.
Publié le 12 août 2022.
Imprimé le 29 septembre 2022 à 13:40
1 722 visites. 1 commentaire.

Dans un communiqué diffusé ce jeudi 11 août, Tchernoblaye s’inquiète que l’incendie puisse atteindre le TEE (terrain d’expérimentations extérieur) du Centre d’études scientifiques et techniques d’Aquitaine (CESTA), établissement de la Direction des applications militaires (DAM) du Commissariat à l’énergie atomique (CEA). Situé à Saugnacq-et-Muret, à cheval sur les Landes et la Gironde, il pourrait mettre « en danger la santé des pompiers et de la population ».

« Pendant des dizaines d’années, à l’abri des regards, le CEA s’est livré à d’étranges expériences qui ont gravement contaminé le site », affirme l’association anti-nucléaire, évoquant des « lâchers d’hexafluorure d’uranium (un gaz radioactif) » et de « tirs froids », à savoir des explosions mêlant des matériaux conventionnels et des produits radioactifs comme de l’uranium 238.

« Si l’incendie qui ravage la région touche le site du TEE, il est évident que les fumées comporteront de produits extrêmement dangereux, à savoir des particules radioactives mais aussi des métaux lourds, mettant en danger la santé des pompiers mais aussi de la population ».

En rouge, l’emplacement du TEE ; en orange, la zone de l’incendie.

Pas de menaces affirme le Cesta

Responsable de la communication du Cesta, une entité du CEA, Jean Lazjerowicz répond à Rue89 Bordeaux que pour l’instant, ce terrain de 900 hectares, situé à l’ouest de l’autoroute A63 n’est pas directement menacé par les flammes. D’autant moins qu’il est « nettoyé régulièrement de sa végétation, et ne comporte pas d’arbre ».

Le porte-parole du Cesta confirme toutefois que le sol du TEE « n’avait pu être complètement nettoyé » après la fin des essais militaires, et contient bien des polluants, « publiquement répertoriés dans la base de données des sites pollués« , notamment de l’uranium 238. Mais il assure que ce dernier est « très peu radioactif », et qu’il n’y « aucune raison que ces polluants se retrouvent dans les fumées d’incendie », puisqu’il s’agit justement de métaux lourds.

Jean Lazjerowicz promet par ailleurs que cette pollution reste sous surveillance du Cesta, lui-même situé au Barp, et qui a fermé pour l’été de manière anticipée en raison de l’incendie.

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L'AUTEUR
Simon Barthélémy
Simon Barthélémy
Journaliste, cofondateur de Rue89 Bordeaux

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