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À Mérignac, l’ouverture du stade nautique en suspens
Politique 

À Mérignac, l’ouverture du stade nautique en suspens

par Alice Gapail.
Publié le 2 novembre 2022.
Imprimé le 28 novembre 2022 à 17:01
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Mercredi 2 novembre, le maire de Mérignac et président de Bordeaux Métropole, Alain Anziani, a voulu clarifier la situation suite à l’ordonnance du 24 octobre dernier, exigeant la suspension des travaux du stade nautique. Cette décision, contestée par les porteurs du projet, pourrait repousser l’ouverture de l’infrastructure initialement prévue le 19 décembre prochain.

Qu’adviendra-t-il du stade nautique de Mérignac ? Mercredi 2 novembre, le maire de la ville et président de Bordeaux Métropole, Alain Anziani, était présent sur les lieux afin de donner quelques éléments de réponse. Entouré de Cécile Cambier et de Christian Birbaud (société Eiffage construction, chargée du chantier), il est revenu sur la décision du tribunal administratif de Bordeaux de suspendre les travaux. Cette ordonnance a été émise le 24 octobre dernier, à la suite de l’audience du 11 octobre.

Avant cela, le 14 septembre, le tribunal administratif avait exigé la réalisation d’une étude d’impact dans un délai de vingt mois. Cette période permettra à la SAS Stade Nautique Mérignac (principal porteur du projet) de réaliser les ajustements nécessaires. L’ensemble de ces événements font suite à la procédure engagée par une dizaine de riverains de la cité des Castors, effrayés par les nuisances que pourraient engendrer ces infrastructures nautiques.

Water Jump

Dans le viseur des requérants : le water jump. Une sorte de toboggan de plusieurs mètres de haut, à voies multiples. Cette activité ludique censée améliorer l’attractivité du complexe aquatique était, dans un premier temps, tournée vers les habitations. Craignant des problématiques sonores et visuelles, les riverains s’étaient montrés totalement réfractaires à l’idée. Ainsi, d’après Alain Anziani, des modifications ont été entreprises :

« Malgré le fait qu’aucune étude ne prouve ces potentielles nuisances, nous avons pris en compte les remarques. Le water jump a été diminué, retourné et végétalisé. Désormais, il fait dos aux habitation et fonctionne comme un mur anti bruit. Nous pensions avoir trouvé une solution qui rassemble tout le monde, ce n’est pas le cas. »

Un point presse s’est tenu ce mercredi 2 novembre (AG/Rue89 Bordeaux)

Décision incompréhensible

Pour le maire de Mérignac, « suspendre le permis de construire à ce stade d’avancement est incompréhensible » :

« Le référé nous demande de suspendre les travaux alors qu’ils sont terminés. Presque tout était prêt pour l’ouverture le 19 décembre prochain. »

D’après la Métropole de Bordeaux, « il s’agit seulement de faire quelques agencements intérieurs et extérieurs, mais le bâtiment est prêt à accueillir du public ». En raison de l’ordonnance, ces dernières finitions sont au point mort.

« Aujourd’hui, les accès aux infrastructures ont été créés et ils sont utilisables. Il ne reste qu’à végétaliser l’espace. Mais rien ne peut être fait tant que le permis de construire est suspendu. C’est dommage… » déplore Cécile Cambier, la directrice nationale des concessions Eiffage construction.

Conséquences diverses

D’après les protagonistes en charge du dossier, ces rebondissements pourraient avoir plusieurs conséquences, à commencer par l’ouverture tardive du stade nautique. « Au moins un an », selon Alain Anziani, « sans compter les recours » qui pourraient, selon l’élu, retarder un peu plus l’échéance.

« Pendant ce temps, les usagers tels que les scolaires seront privés d’un équipement unique. Il y a le personnel aussi. Des recrutements ont été effectués et des dizaines de personnes sont dans l’incertitude quant à leur avenir professionnel. Et l’eau ? Que va-t-on faire de l’eau dans les bassins ? L’écouler dehors ? » interroge le maire.

D’après la métropole, le montant des charges « dépendra de la durée de la suspension du permis de construire ». Le coût pourrait aller « de plusieurs centaines de milliers d’euros pour une suspension de 4 à 6 mois et grimper de 2 à 4 millions d’euros si elle se prolongeait de 20 à 24 mois ».

Le Water jump presque terminé (AG/Rue89 Bordeaux)

Actions en justice

En réaction aux décisions du tribunal administratif de Bordeaux, des mesures seront prises. Alain Anziani annonce d’abord que l’étude d’impact sera réalisée. En parallèle, des actions en justice seront engagées :

« Nous – les porteurs du projet – allons saisir la cour administrative d’appel contre le jugement rendu par le tribunal administratif demandant l’étude d’impact. Ensuite, nous allons former un pourvoi en cassation devant le conseil d’État, contre l’ordonnance de référé qui suspend les travaux. »

Pendant la période de suspension, la piscine Jean Badet restera ouverte au public.

L'AUTEUR
Alice Gapail
Alice Gapail
En formation à Marseille et en alternance à Bordeaux. Passionnée par les sujets sur l'éducation, la culture, l'écologie et la santé.

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