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Protection de l’enfance : 23 présidents de Départements, dont la Gironde, dénoncent les « promesses évaporées » d’Emmanuel Macron
Brèves 

Protection de l’enfance : 23 présidents de Départements, dont la Gironde, dénoncent les « promesses évaporées » d’Emmanuel Macron

par La Rédaction.
Publié le 25 janvier 2023.
Imprimé le 05 février 2023 à 09:15
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22 présidents de départements, dont Jean-Luc Gleyze, et Bruno Bernard, président de Lyon Métropole, ont signé une tribune publiée dans Le Monde le 23 janvier, pour dénoncer « le manque cruel de moyens alloués par l’État à la psychiatrie et à la prise en charge du handicap qui impacte particulièrement les enfants confiés à l’aide sociale à l’enfance (ASE) ».

Alors qu’Emmanuel Macron avait promis en conclusion du débat de l’entre deux tours de l’élection présidentielle que « la protection de l’enfance sera au coeur des cinq années qui viennent », les élus – dont les présidents de Dordogne, de Charente et du Lot-et-Garonne, fustigent des « promesses évaporées » dans une tribune publiée dans Le Monde ce lundi 23 janvier.

« Solutions incohérentes »

« Aujourd’hui entre 20 et 40 % des enfants confiés à l’Aide Sociale à l’Enfance (ASE) sont en situation de handicap, là où ils représentent 2 à 4% dans le reste de la population », indiquent-ils. Une partie de ces enfants « devraient être accueillis dans des établissements ou services spécialisés relevant de l’État, capables de prendre en charge leur handicap ou leur pathologie ».

« Mais, faute de places, ils sont orientés vers des solutions inadaptées à leurs besoins et incohérentes au vu de leur parcours : placement dans des associations au-delà des places habilitées, prise en charge dans un établissement éloigné, dans des familles d’accueil ou dans une structure où les professionnels ne disposent pas des compétences pour prendre en charge des enfants avec des handicaps lourds. »

Désinvolture

Conséquence de « carences abyssales » : il faut attendre « jusqu’à 36 mois en Gironde pour obtenir une place en Institut Médico Educatif (IME) ou en Services d’Education Spécialisée et de Soins à Domicile (SESSAD), ce qui provoque « des situations humaines insupportables ».

« Enfants, parents, professionnels, sont ainsi affectés par le manque d’offre de soins et de places d’accueil en structures et services médico-sociaux. Outre son caractère alarmant, cette situation amène les départements à assumer, pour pallier la carence de l’État, la responsabilité juridique et financière d’une prise en charge par défaut. »

Pour les élus, il est « urgent de donner des moyens bien plus importants à la pédopsychiatrie et de créer des places dans le médico-social. Sinon, les enfants les plus fragiles de notre société se retrouvent dans une terrible impasse, et y entraînent celles et ceux qui tentent de compenser les manques d’un État qui fait preuve d’une affligeante désinvolture ».

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