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Ce week-end s’annonce rock’n’roll en Gironde

Le dernier week-end des vacances de Pâque sera enchanteur à Bordeaux et ailleurs. Notre sélecta brasse les seventies à Manchester et Joy Division vu par Martin O’Neill (à Guîtres) comme les années 1990 au Grand Parc (à la Salle des fêtes) en passant par le Disquaire day et les 35 tours de Jofo (à l’Institut Bernard Magrez).

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Ce week-end s’annonce rock’n’roll en Gironde

C’est la fin des vacances de Printemps mais elle s’annonce en beauté. Samedi, « Le Grand Parc dans les années 90 » est exposé à la Salle des fêtes du quartier avec un ensemble de photos, affiches, billets de spectacle et bien d’autres souvenirs. Ces années seront aussi à l’honneur avec un bal, « Back to the 90’s ».

Samedi toujours, le collectif techno Ciao fête ses six ce samedi square Dom Bedos. Dépêchez vous, les billets partent comme des petits pains.

Jofo et Toto à l’Institut Bernard Magrez

Il est surtout connu comme étant le père de Toto, un personnage tout en rondeurs et en couleurs. Une figure que tout Bordelais a croisé au moins une fois, sur un t-shirt, une affiche, une enseigne, ou même un maillot sportif. Son créateur, Jofo – initiales de son prénom Jean-François, points compris –, est une figure de l’art populaire local, au trait convivial et sympathique, accessible à tous.

L’Institut Culturel Bernard Magrez lui consacre une exposition inédite. 35 ans de créations, de 1988 à 2023, sont à découvrir sous le titre « 35 tours » jusqu’au 24 septembre 2023 (photo de une, Jules Duplantier). L’exposition, « une carte blanche », présente l’œuvre complète et l’évolution du trait de l’artiste bordelais, du « rotring » jusqu’au pinceau.

Rock culture

140 œuvres – peintures, dessins et sculptures – démontrent l’évolution de l’art de Jofo depuis la fin des années 80. Les premiers cartons peints, exposés au public pour la première fois, illustrent l’intérêt du Bordelais pour les contre-cultures et en particulier la rock dans lequel il a baigné. Il a été le chanteur du groupe Les Cons, devenu aujourd’hui Les Snoc, auteur de trois albums.

Jofo est né à Bayonne en 1961. Il s’installe à Bordeaux en 1981 pour ses études à l’école d’architecture. Le dessin devient rapidement son mode d’expression et son activité principale. En témoigne une production soutenue et généreuse qui a permis au style de l’artiste de conquérir l’admiration et la fidélité des Bordelais.

Parmi ses réalisations les plus remarquées : la décoration de la façade de l’Hôpital des enfants de Bordeaux (1999), le maillot collector des Girondins (2016), et la bâche « Explosions de mercis » sur la façade de la place de la Bourse en soutien aux soignants pendant la crise du Covid-19 (2020).

Ian Curtis par Martin O’Neill Photo : DR

Joy Division et Manchester à Guîtres

Fin des années 1970, Martin O’Neill s’est lancé dans la photographie dans sa ville natale, Manchester. En 1978, il a travaillé dans des journaux locaux avant de devenir indépendant et de réaliser des reportages aux États-Unis, le Sri Lanka ou la Libye.

Avant de se tourner vers ces nouveaux horizons, le jeune photographe a fréquenté en 1979 un petit club appelé Bowdon Vale, au sud de Manchester. Des groupes venaient y faire leurs premiers concerts avant, pour certains, de devenir les ambassadeurs du rock anglais. Parmi eux, un formation culte, Joy Division.

A l’époque, Martin O’Neill avait l’ambition d’aider ces formations en leur fournissant ses photographies. Mais aucun cliché n’a été utilisé, ni montré, ni connu. Tout le travail du photographe est resté dans les cartons jusqu’en 2005, année pour laquelle il a été exposé dans le cadre du 25e anniversaire de la mort du chanteur du groupe Ian Curtis.

Biodynaboum : rock en Guîtres

C’est une sélection de cet ensemble qui sera exposée à Guîtres, d’abord à l’abbatiale de la commune les 22 et 23 avril de 10h30 à 19h, où aura lieu le vernissage ce samedi à 19h (Dj set, bar à vin, restauration…), puis à la mairie du 24 avril au 1er juillet. L’initiative, qui a pour titre « Martin à Manchester », est celle d’une association de passionnés de rock et de vin, Biodynaboum.

L’occasion de découvrir des images rares d’un petit concert donné par Joy Division le 14 mars 1979. Martin O’Neill avait réussi ce jour-là à capturer toute la passion de Ian Curtis pour la musique, un peu plus d’un an avant que le chanteur ne mette fin à ses jours.

Une série de clichés sur la grande ville du nord-ouest de l’Angleterre et ses scènes de rue sera également exposée. Martin O’Neill témoigne d’un Manchester et de son riche patrimoine industriel frappé par le déclin, à la veille du règne d’une certaine « Dame de fer », Margaret Thatcher, arrivée le 4 mai 1979.

La version française du Record Store Day Photo : DR

Disquaire Day

La version française du Record Store Day fête sa treizième édition. Organisée par les disquaires indépendants, le Disquaire Day est avant tout une célébration du vinyle. A Bordeaux, c’est au Marché des Douves que les fadas de la galette et de la musique live se donnent rendez-vous.

Le programme est bien dense pour une journée. Il démarre à 10h, jusqu’à 21h, avec une ribambelle de labels, indépendants eux aussi, des dédicaces de livre, des expositions et des dj sets (programme détaillé ici). Le DD continue ensuite en version off à La Jeune Garde, de l’autre côté de la rue.

Face à la concurrence de la grande distribution et au streaming sur internet, le nombre de disquaires indépendants est en chute nette. En France, ils sont environ 200 selon le CALIF (Club action des labels indépendants français), alors qu’on en comptait 3 000 en 1980. Raison on ne peut plus valable pour aller y faire un (45) tour(s).


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