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La préfecture de la Gironde promet la « bienveillance » aux ostréiculteurs du bassin d’Arcachon

Des « mesures exceptionnelles de bienveillance » sont mises en œuvre pour aider les ostréiculteurs du bassin d’Arcachon en difficulté à faire face à l’interdiction temporaire de commercialisation de leurs huîtres. Celle-ci pourrait être levée le 19 janvier prochain.

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La préfecture de la Gironde promet la « bienveillance » aux ostréiculteurs du bassin d’Arcachon
Les huîtres du bassin d’Arcachon ont été interdites à la consommation à la veille du réveillon 2024

Ce vendredi 5 janvier, des représentants de la profession ostréicole du bassin d’Arcachon ont été reçus par le préfet de la Gironde, Etienne Guyot, en présence de Samuel Barreault, directeur régional des finances publiques et des représentants des services de l’Etat. Après l’interdiction temporaire de commercialisation des huîtres depuis le 27 décembre 2023 en raison d’une contamination par le norovirus, un point devait être fait sur les dispositifs d’accompagnement que l’État peut mettre en place.

Olivier Laban, président du comité régional de la conchyliculture, y a exposé les difficultés évoquées lors de l’assemblée générale qui s’est tenue le 29 décembre. Il avait alors estimé le préjudice « entre 7 et 9 millions d’euros » pour les ostréiculteurs sinistrés.

Le Secrétariat d’État à la mer bientôt sollicité

Pour aider les entreprises à faire face à la situation et payer leurs dettes fiscales, Etienne Guyot a annoncé « des mesures exceptionnelles de bienveillance ». Les services auront à examiner les demandes au cas par cas.

Par ailleurs, « des mesures d’accompagnement portant notamment, sur des reports de délais, sur l’octroi de plans de règlement ou encore sur le traitement accéléré des demandes de remboursement de crédit de TVA pourront être accordées », a précisé la préfecture dans un communiqué.

« En même temps, nous montons un dossier complet sur la base des éléments transmis par la profession que j’adresserai au Secrétariat d’État à la Mer, fondé sur le constat, l’analyse des services et les données chiffrées car il n’existe pas de régime européen concernant la prise en considération de l’impact ce virus », a déclaré Etienne Guyot.

Les employeurs concernés par l’interdiction peuvent également bénéficier pour leurs salariés de l’activité partielle. Ce dispositif de prévention des licenciements économiques permet de maintenir en poste les employés. Olivier Laban s’est dit satisfait de la réunion du jour.

Levée de l’interdiction le 19 janvier ?

Le préfet a notamment annoncé la tenue d’une prochaine réunion à laquelle seront invités les maires du bassin d’Arcachon, le président du SIBA (Syndicat Intercommunal du Bassin d’Arcachon), le président du conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, le président du conseil départemental de la Gironde et le président du syndicat mixte des ports du bassin d’Arcachon. Objectif : faire le point sur « les investissements à réaliser en termes d’assainissement et de gestion des eaux pluviales » précise le communiqué.

La gestion des réseaux d’évacuation des eaux usées a rapidement été pointée du doigt par les ostréiculteurs et les associations environnementales suite à la détection du norovirus dans les huîtres arcachonnaises. La directrice générale du SIBA, Sabine Jeandenand, a reconnu que les fortes intempéries avaient charrié dans le bassin d’Arcachon depuis les zones urbaines, des eaux contenant des traces de « contamination humaine ».

La levée de l’interdiction de pêche, de récolte et de commercialisation des coquillages, « pourrait intervenir le 19 janvier prochain si les analyses sont favorables », fait savoir la préfecture.


#ostréiculture

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