Actuellement, deux agriculteurs se suicident chaque jour en France. « Mais nous ne sommes pas les fossoyeurs de notre propre profession », argue Cédric Pointet. Cet éleveur sait que l’attelage que forment les Jeunes agriculteurs, dont il est le président départemental, et la FNSEA, principal syndicat du secteur, a une cible dans le dos, alors que commence ce 7 janvier la campagne des élections aux chambres d’agriculture (le scrutin se tiendra du 15 au 31 janvier).
Majoritaires dans les 88 chambres départementales et interdépartementales du pays, sauf trois aux mains de la Coordination rurale, toutes en Nouvelle-Aquitaine (Lot-et-Garonne, Vienne et Haute-Vienne), la FNSEA et son allié historique chez les Jeunes sont en effet renvoyés par leurs adversaires à leur bilan, et à situation difficile des agriculteurs dans de nombreuses filières.
Lors d’une conférence de presse de présentation de leur liste, ce lundi 6 janvier dans une exploitation à Asques, Cédric Pointet et Jean-Samuel Eynard, tête de liste (FNSEA) en Gironde, tentent donc de détourner les flèches. Ils citent les aléas climatiques – « depuis 2019 [date des dernières élections, NDLR] il n’y a pas eu une campagne dans des conditions normales » -, l’inflation post-Covid ou encore l’amplification des distorsions de concurrence.
Mise en bière
La viticulture, qui représente 70% de l’agriculture girondine, subirait quant à elle les taxes Trump et chinoises, ainsi que « les campagnes contre l’alcool et la loi Evin qui ont davantage stigmatisé le verre de vin » que la bière (dont la consommation, elle, augmente). Alors que le financement par l’Etat de l’arrachage des vignes a été obtenu suite à la mobilisation du collectif Viti 33, la FNSEA apparait partagée sur la marche à suivre.
Lisez la suite pour 1€
En profitant de notre offre d’essai, résiliable en ligne à tout moment.
Pour accéder à cet article, il faut être abonné. Pourquoi ?
Les informations exclusives, les enquêtes et certains reportages constituent l’édition abonnés de Rue89 Bordeaux. En tant que média indépendant, nos ressources proviennent de nos lectrices et lecteurs abonnés, aucun milliardaire ni groupe bancaire ne nous finance.
Nous demandons à nos lecteurs une faible contribution pour disposer à Bordeaux d’un média critique des pouvoirs, capable d’enquêter et de traiter les enjeux locaux en profondeur et dans la durée.
Chaque abonnement compte. Toutes nos recettes sont investies dans un journalisme local indépendant, dont la force et la réactivité dépend directement du nombre d’abonnés actifs.
Chargement des commentaires…