En 2017, la vie de Pierre* (*pseudonyme) a basculé. Travailleur non salarié et patron d’une agence, il ressentait régulièrement une perte d’équilibre, un symptôme qui a évolué progressivement jusqu’à affecter sa marche et ses déplacements. Le diagnostic tombe : une ataxie cérébelleuse, un trouble neurologique affectant la coordination des mouvements en raison d’un dysfonctionnement du cervelet.
Deux ans plus tard, en 2019, Pierre doit abandonner son travail. Son épouse, Nathalie*, aussi. Consultante en micro-entreprise, elle a dû « plier » son activité pour se consacrer à sa famille et aider son mari.
« Il y a régulièrement des rendez-vous pour les examens, les soins de kinésithérapie, les consultations d’orthophonie. À côté, j’ai aussi les enfants et toutes les occupations habituelles du quotidien… »
Des aides insuffisantes
Si Pierre bénéficiait d’un « bon contrat de prévoyance » qui a permis de compenser la perte de son salaire, Nathalie, elle, a perdu tous ses revenus. Elle se contente indirectement de la Prestation de Compensation du Handicap (PCH) versée à son époux, une aide financière destinée à couvrir les dépenses liées à la perte d’autonomie (besoins quotidiens, transport, etc.).
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