Fluctuat, net mergitur. Depuis 50 ans, le trafic du port de Bordeaux décline lentement mais sûrement : près de 26 millions de tonnes en 1971, un peu moins de 9 millions en 200, 6,3 millions de tonnes en 2024, ce qui fait de la plateforme girondine le plus petit des grands ports français.
Le port de la Lune est ainsi très loin derrière les standards des géants européen (Rotterdam est à 435 millions de tonnes), mais aussi nationaux – « Haropa » (Le Havre-Rouen-Paris port) « pèse » 130 millions de tonnes, Marseille 97, et même régionaux puisque La Rochelle est à 8,5 millions de tonnes.
Cette situation agace l’actionnaire du Grand port maritime de Bordeaux, à savoir l’Etat. Le préfet de la Gironde, Etienne Guyot, a donc confié l’an dernier une étude à Catherine Rivoallon Pustoc’h, de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (Igedd), Jean-Marc Lacave, consultant et ancien délégué général d’Armateurs de France, et Simon Du Moulin de Labarthete, directeur général de l’a-urba, l’agence d’urbanisme de l’agglo bordelaise.
« Besoin de faire bloc »
Leur mission : élaborer une feuille de route à l’horizon 2050 pour le Port de Bordeaux. Les trois auteurs ont rendu en décembre le résultat de ces travaux, après avoir auditionné une cinquantaine d’acteurs de la place. Ils ont été présentés ce mardi 27 janvier à la préfecture.
« Il ressort de cette démarche prospective la nécessité de prendre collectivement conscience que le port est un bien commun territorial en capacité de faciliter de nombreuses politiques publiques menées sur le territoire », estiment-ils.
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