La petite salle de la permanence de campagne était pleine à craquer. « Parlez plus fort ! », criait-on au fond, de l’autre côté de la vitre de l’accueil. Ce mardi 17 février, Pierre Hurmic a donné rendez-vous aux acteurs de la culture – directeurs d’institutions, artistes, responsables associatifs… – pour interroger le maire-candidat sur ses politiques culturelles et artistiques. Ils étaient une soixantaine, la plupart contactés personnellement, voire triés sur le volet.
La rencontre a pris des allures de bilan : revenir sur les six années écoulées, tout en esquissant les lignes du prochain mandat. Un format qui, une heure plus tard, a laissé aux participants une trentaine de minutes pour des questions.
« Culture à la bordelaise »
Dans un contexte marqué par les crises successives – sanitaire (Covid), énergétique, budgétaire – qui ont durement éprouvé le monde culturel, Pierre Hurmic a revendiqué le maintien du soutien à la création et la préservation de l’accès de toutes et tous à la culture. Selon lui, la politique menée depuis 2020 a cherché à conjuguer accompagnement des structures fragilisées et confiance accordée aux artistes.
« La culture ne relève pas d’un simple outil d’attractivité. Elle façonne du lien, nourrit l’esprit critique et participe pleinement à la vitalité démocratique de notre ville », a-t-il déclaré.
Le maire s’est réclamé d’une tradition intellectuelle bordelaise « libre d’esprit et profondément humaniste », en insistant sur la dimension politique de la culture. À ses yeux, défendre la liberté de création n’a rien d’anodin « en ces temps menaçants », marqués par la progression du repli sur soi, de l’individualisme et du populisme, en France comme ailleurs. De la question de savoir si « artiste, c’est un métier ? », celui-ci est promu résistant au sein d’une culture qui serait un espace de résistance autant qu’un lieu de partage.
Pour sa prochaine mandature, le candidat écolo entend poursuivre et amplifier ce qu’il qualifie de « culture à la bordelaise » : ancrée dans le quotidien, tournée vers les quartiers, construite avec les habitants et les professionnels. Quatre piliers structurent ces engagements, de l’affirmation d’une identité culturelle locale à la rénovation du patrimoine, en passant par la protection de la liberté artistique et le renforcement de l’éducation culturelle. Autant de chantiers qu’il présente comme indissociables d’un projet démocratique plus large.
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