Le chantier de l’usine de dirigeables à Laruscade a commencé. Du moins des travaux préparatoires – débroussaillages et sondages géotechniques dans le sol, avant défrichement de cette zone naturelle de 75 hectares, censé démarrer en septembre.
Mais la Sepanso, qui conteste les autorisations environnementales données par l’Etat au projet colossal de l’entreprise Flying Whales, estimait nécessaire de les interrompre, le temps que la justice administrative se prononce sur le fond du dossier.
C’était l’objet de l’audience en référé qui s’est tenue ce vendredi au tribunal administratif de Bordeaux. Les avocats de l’association de protection de la nature devaient d’abord convaincre le juge que les conditions d’urgence étaient remplies, ces travaux ayant des conséquences « graves, immédiates et irréversibles » sur l’environnement, selon Pierre Pélissier, avocat de la Sepanso.
« Les travaux en cours, consistant notamment à élargir des chemins, nous semblent déjà impacter de façon irréversible l’état des espèces protégées – 77 recensées sur le site – et les zones humides – près de 39 hectares détruites ou impactés. Le porteur de projet lui-même l’admet, et une note de la préfecture précise que la dette écologique pour les travaux de sondage se chiffre en milliers de m2. »
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