Est-il loin le temps où le marché des Capucins figurait parmi les destinations incontournables à Bordeaux recommandées par les Lonely Planet ou encore TripAdvisor ? On dirait bien que oui si l’on écoute Yohan Kowalski :
« Depuis le Covid, la fréquentation a beaucoup changé, affirme le président de l’association des commerçants. Nous avons 30% de public en moins. Les touristes viennent toujours mais déchantent : les ascenseurs qui ne fonctionnent plus, la saleté, le deal autour… Des commerçants ont dû licencier. »
C’est son propre cas. Propriétaire du restaurant Les Jardins, il indique avoir « aujourd’hui 6 employés contre 9 avant ». Le président fustige aussi le choix d’accueillir des revendeurs plutôt que des producteurs. Confiée à la société privée Géraud depuis 1994, la gestion du marché est critiquée depuis plusieurs années par les commerçants, et pas seulement.
Lors de la présentation du rapport d’activité de l’exploitant en conseil municipal en 2023, des élus de gauche comme de droite ont multiplié les piques. Le maire Pierre Hurmic déplorait l’absence de nombreux documents et le non-respect des « obligations contractuelles » : travaux, animations, propreté, tarifs… Nicolas Florian pointait un « manque de transparence » et l’équipe de Thomas Cazenave alertait sur une fréquentation « en baisse depuis trois ans ».
La fin de la délégation de service public attendue pour 2027, et surtout la campagne municipale, poussent les candidats à se positionner sur ce marché longtemps appelé le « ventre de Bordeaux ».
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