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Dans les nouveaux quartiers de Bordeaux, l’électorat est lui aussi en chantier

À quelques jours du second tour, les habitants de Brazza, Bastide et Euratlantique témoignent d’un vote oscillant entre adhésion au maire sortant, en tête dans ces secteurs, fort rejet manifesté par d’autres électeurs, et arbitrages de dernière minute pour le second tour après le retrait de Philippe Dessertine. Une diversité à l’image de la mixité sociale en vigueur dans ces nouveaux quartiers bordelais.

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Dans les nouveaux quartiers de Bordeaux, l’électorat est lui aussi en chantier
Deux habitantes discutent devant les citernes d’Amédée Saint-Germain dans le quartier Euratlantique à Bordeaux.

Rive droite, entre verdure et immeubles en chantier. Pour beaucoup de néo-Bordelais, cet autre visage de la ville apparaît comme un cadre de vie attractif, loin du tumulte du centre.

« On est partis de la Grosse Cloche pour venir ici : là-bas, il y avait beaucoup de deal et de consommation de crack », raconte Julie, installée depuis une semaine avec son compagnon dans le quartier du Belvédère.

Cadre dans l’économie sociale et solidaire, la jeune trentenaire a voté pour Pierre Hurmic au premier tour, « toujours écolo, comme aux élections nationales ». Globalement satisfaite du bilan du maire sortant, elle nuance toutefois :

« Il y a du lien social, de la vie de quartier et de la verdure… mais il manque encore des commerces et une meilleure desserte en transports. »

Également séduite par le cadre de vie qu’offre la rive droite, Agnès pointe également les limites d’un quartier encore en construction : « Ça manque un peu de commerces, de lieux où se poser. » Installée depuis deux mois à Brazza après avoir quitté Paris, cette locataire de 30 ans, ancienne consultante en stratégie aujourd’hui en recherche d’emploi, dit pourtant apprécier son nouvel environnement : « C’est plus aéré, plus calme, avec de la verdure. »

Côté vote, son choix reste avant tout politique. « J’ai voté à gauche au premier tour, et je pense que ce sera pareil au second. Ce n’est pas vraiment lié à mon quartier, c’est plus une vision globale. »

« Le logement, les transports, la manière dont on se situe dans l’espace urbain comptent beaucoup dans les choix de vote. Mais les électeurs aujourd’hui n’aiment pas être enfermés dans une appartenance politique et se mobilisent davantage en fonction des enjeux », pointe Ludovic Renard, professeur à Sciences Po Bordeaux.

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