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A Bordeaux, AMOS fait école dans le sport business
Sport 

A Bordeaux, AMOS fait école dans le sport business

par Margaux Lacroux.
Publié le 8 juillet 2015.
Imprimé le 06 décembre 2021 à 21:30
17 606 visites. 8 commentaires.
Au micro, Sylvestre Louis, directeur général d'AMOS, en partant de droite Patrick Touati, fondateur et président d'AMOS et Boris Laval, directeur d'AMOS Bordeaux. (ML/Rue89 Bordeaux)

Au micro, Sylvestre Louis, directeur général d’AMOS, puis en partant de droite Patrick Touati, fondateur et président d’AMOS et Boris Laval, directeur d’AMOS Bordeaux. (ML/Rue89 Bordeaux)

Une nouvelle école spécialisée dans le business du sport inaugurait son implantation à Bordeaux le 16 juin au Nouveau Stade. Entretien avec Boris Laval, directeur d’une formation qui fera sa rentrée en septembre.

Il y a dix ans, AMOS s’installait à Paris et comptait 13 étudiants.

« Aujourd’hui avec 800 étudiants, AMOS est quasiment l’entité la plus puissante au niveau mondial en sport management », se félicite Patrick Touati, fondateur et président d’AMOS.

Après Paris, Lille, et Lyon, l’école ouvre un campus d’une centaine d’étudiants à Bordeaux. Trois formations sont proposées : deux bachelors accessibles à niveau bac et bac+2 et un master 1. Rencontre avec Boris Laval, directeur de l’école bordelaise.

Rue89 Bordeaux : Pourquoi avoir lancé une formation dans le business du sport ?

Boris Laval : Une école devait exister pour répondre aux besoins d’étudiants passionnés de sport, désireux de se former sur les métiers de demain, dès aujourd’hui nécessaires pour développer le business du sport. « Business » est un terme souvent connoté de manière péjorative, moi j’entends par là une pratique sportive et, tout autour, une économie qui se crée. Pour moi AMOS c’est arriver à proposer aux étudiants une vraie formation de qualité et d’expertise dans l’enseignement pour développer des compétences qu’ils exerceront dans les métiers du sport.

Qu’est-ce qui fait la particularité du campus Bordeaux ?

Le référentiel sera le même. Aujourd’hui une formation sur Bordeaux doit être égale à celle de Paris, au niveau qualitatif et en matière de contenus. Mais nous n’aurons pas les mêmes intervenants. Certains viendront, en master notamment, de Paris, mais ce sera très ponctuel. Les 3/4 de nos intervenants seront avant tout des professionnels du sport, issus du sport et en lien avec les problématiques de la région.  Au même titre qu’on a un parrain comme Christophe Dugarry (ex attaquant international des Girondins, aujourd’hui consultant sur Canal Plus, NDLR), nous aurons des noms qui parleront tout de suite aux étudiants. Et surtout des gens compétents pour transmettre.

Quel est le profil des étudiants, qu’attendez-vous d’eux ?

Il faudra des prérequis académiques pour intégrer l’école, au minimum un bac ; une passion pour le sport, que ça soit dans la pratique, le bénévolat ou des stages ; et une expérience à l’international. Et si c’est pas le cas, au moins avoir la volonté d’être mobile. Ensuite c’est la volonté de se comporter comme un professionnel même à l’entrée de l’école, c’est-à-dire accepter les codes de l’entreprise et arriver à les dupliquer en se disant qu’aujourd’hui on est dans une formation professionnalisante.

Quels débouchés sur le marché bordelais avez-vous à offrir aux étudiants d’AMOS ?

On n’ « offre » pas de débouchés à nos étudiants, c’est eux qui viennent les chercher. Par exemple sur Paris, on a un étudiant qui a inventé son métier, c’est une sorte de trader dans les paris sportifs. L’idée est de les révéler sur les dimensions marketing, communication, entreprenariat, le e-commerce. Malgré tout, nous développons énormément de partenariats avec des entités locales et régionales, qui sont des points d’accroche pour leurs futurs stages et pour leur leurs futurs emplois. Mais ce n’est pas parce qu’on s’implique à Bordeaux que nos étudiants y travailleront demain.

Quels métiers sont présents à Bordeaux en matière de business du sport ?

Travailler dans un service des sports, c’est déjà comprendre les problématiques et les enjeux du sport, donc dans la sphère publique on peut y travailler. Ensuite c’est travailler dans une fédération sportive, dans un comité régional ou dans un club, au service communication ou marketing, c’est aussi travailler dans des entreprises sur à peu près les mêmes postes, être responsable de développement pour des entités sportives, des agences de communication, des agences marketing, c’est tout ça qu’on peut leur offrir aujourd’hui.

Quels liens y a-t-il à tisser avec le monde sportif de haut niveau à Bordeaux ?

Il y a quoi qu’il arrive des incontournables. Des clubs comme l’UBB, les Boxers connaissent une très forte croissance, c’est dû aussi au mérite sportif. C’est une particularité du sport en France, ils accèdent au plus haut niveau, et aujourd’hui il faut accompagner ce mouvement là. Il faut des ressources humaines, des compétences pour accompagner la croissance commerciale du club,  la maîtrise des coûts de gestion, l’agrandissement d’un centre de formation, le développement du partenariat, l’organisation d’événements de taille beaucoup plus grande aussi. C’est tout ça et nos étudiants sont capables aujourd’hui d’intégrer ces services pour amener un peu plus de compétences, de bras et de cerveaux.

Article actualisé le 08/07/2015 à 17h32
L'AUTEUR
Margaux Lacroux
Margaux Lacroux
Journaliste en devenir à l'ISIC de Bordeaux

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