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A Puisseguin, la pire catastrophe de la route en France depuis 1982
Société 

A Puisseguin, la pire catastrophe de la route en France depuis 1982

par La Rédaction.
Publié le 23 octobre 2015.
Imprimé le 07 octobre 2022 à 20:11
6 861 visites. Aucun commentaire pour l'instant.
L'accident a eu lieu à un virage à la sortie de Puisseguin (Google maps)

L’accident a eu lieu dans un virage à la sortie de la commune de Puisseguin en Gironde (Google maps)

[Réactualisé à 15h30] 43 personnes sont mortes lors d’une collision entre un autocar de tourisme et un camion, ce vendredi matin sur la départementale 123 à Puisseguin, près de Libourne (Gironde). 8 personnes sont blessées, dont 2 grièvement, après être parvenues à sortir du bus lorsque celui-ci a pris feu.

L’autocar transportait un groupe de personnes âgées parti ce vendredi matin du village de Petit-Palais-et-Cornemps (Gironde) pour une excursion dans les Landes. La préfecture a mis en place un numéro vert, le 0800 009 763.

Une cellule psychologique a été mise en place pour les familles et les proches à l’école, place de la mairie à Puisseguin. Une chapelle ardente va être dressée.

Une enquête est en cours pour déterminer les circonstances précises de l’accident, survenu dans un « virage dangereux », dans les bois, a déclaré l’adjoint au maire de Puisseguin, Gérard Dupuy, interrogé sur France Info. Selon lui, le conducteur du bus ne serait pas en cause. D’après le maire de Puisseguin, Xavier Sublette, c’est le chauffeur du camion, mort dans l’accident, qui aurait perdu le contrôle de son véhicule de transport du bois (mais était vide).

Après un décompte faisant état de 42 morts, une 43ème victime a été découverte dans la cabine du poids-lourd. Cet enfant de 3 ans était le fils du chauffeur.

Il s’agit de l’accident de la route le plus meurtrier en France depuis celui de Beaune (Côte d’or), en 1982, qui avait coûté la vie à 53 personnes.

« La France et les Français sont en deuil », a déclaré le Premier ministre Manuel Valls, qui s’est aussitôt déplacé sur les lieux du drame avec les ministres Bernard Cazeneuve (Intérieur) et Alain Vidalies (Transports). Depuis la Grèce où il se trouve en visite officielle, François Hollande a dit sa « grande tristesse ». Le président de la région Aquitaine, Alain Rousset, a annoncé qu’il suspendait jusqu’à lundi sa campagne pour les régionales.

Polémique

Mais les premières polémiques ont rapidement éclos. Noël Mamère a déploré sur iTélé l’absence sur place d’Emmanuel Macron « qui a voulu la libéralisation des transports en autocar », bien que le bus concerné n’ait rien à voir avec les lignes autorisées par la loi du ministre de l’Economie. Le député maire de Bègles a aussi mis en cause la configuration de la départementale :

« Pour ceux qui connaissent bien cet endroit, ce qui est mon cas, l’endroit où a eu lieu l’accident, c’est un virage extrêmement dangereux qui est considéré comme très accidentogène. »

Vice-président du conseil départemental de la Gironde, ayant la compétence pour les routes départementales, Matthieu Rouveyre s’est indigné de cette « polémique ouverte à quelques heures du drame » :

« Renseignements pris auprès de nos services départementaux et en se plongeant dans les rapports des 5 dernières années, il n’y a pas eu un seul accident dans ce virage (il y en a eu un sur un autre tronçon de cette route sur cette période). (…) Avant d’annoncer des causes ou de désigner des responsables, prenons peut-être le temps d’accompagner les survivants et leurs proches, associons-nous à la douleur des familles et attendons les résultats de l’enquête. »

Article actualisé le 23/10/2015 à 18h22
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