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Retour à la case justice pour Philippe Poutou et les Ford de Blanquefort
Brèves  Economie 

Retour à la case justice pour Philippe Poutou et les Ford de Blanquefort

par Xavier Ridon.
Publié le 8 septembre 2017.
Imprimé le 05 juin 2023 à 03:16
2 496 visites. 1 commentaire.

Les ouvriers avec la CGT accusent toujours la direction de ne pas avoir tenu des engagements signés en 2013. L’audience en appel s’est tenue ce jeudi à Bordeaux. En première instance, les syndicat CGT et CE avaient été déboutés.

Ce n’est pas leur condamnation en juin dernier pour jets de confettis qui va les intimider. Les ouvriers CGT de Ford Blanquefort, Philippe Poutou en tête, avaient à nouveau eu rendez-vous avec la justice, ce jeudi au TGI de Bordeaux. Mais cette fois-ci ils ont quitté le box des accusés pour y faire entrer la direction de Ford Aquitaine Industrie (FAI).

« Ne pas garantir, c’est mentir »

Avec le comité d’entreprise, le syndicat accuse la direction de ne pas avoir respecté son « engagement » à préserver 1000 emplois sur l’usine de Blanquefort suite au contrat signé en mai 2013 pour 5 ans. Le terme est important puisque côté direction, on affirme avec sérénité qu’il n’y a point d’engagement mais… d’objectif de préserver ces emplois.

Gilles Lambersend, secrétaire du CE de Ford Blanquefort, peste :

« Quand on a un objectif on essaie de tenir cet objectif. Si on ne fait rien pour le garantir, c’est mentir. »

Car en retirant les congés longues maladies, les apprentis, les pré-retraités, M. Lambersend ne compte que 988 actifs. En première instance, la justice avait disculpé la direction. Ce jeudi, l’audience en appel s’est tenu. Le délibéré sera rendu le 2 octobre prochain.

Dans le même temps, une étude analyse toujours la faisabilité de produire en Gironde une nouvelle boite de vitesse (8fmid). Le site français est en concurrence avec un autre aux États-Unis. La CGT espère aussi avec ce procès maintenir la pression sur la direction pour éviter une « fermeture quasi programmée » de l’usine.

L'AUTEUR
Xavier Ridon
Xavier Ridon
Rémois, devenu journaliste à Tours, installé à Bordeaux. Bref, file vers le Sud avec un micro et un stylo.

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