Le récit d’Antoine, le manifestant bayonnais qui a eu la main arrachée à Bordeaux
Vigie 

Le récit d’Antoine, le manifestant bayonnais qui a eu la main arrachée à Bordeaux

[A LIRE SUR FRANCEINTER.FR] Antoine fait partie des 32 manifestants touchés lors du rassemblement à Bordeaux ce samedi 8 décembre. Agé de 26 ans, il a été amputé de sa main droite après l’explosion d’une grenade qu’il essayait de renvoyer sur les forces de l’ordre.

Les journalistes de France Inter sont allés à la rencontre d’Antoine, le manifestant qui a eu la main arrachée par l’explosion d’une grenade à Bordeaux, samedi 8 décembre. Il a eu également les jambes criblées de morceaux de plastique et de métal « qui laissent penser qu’il a été mutilé par une grenade explosive de type GLI-F4, une arme que seul la France utilise en Europe dans ses opérations de maintien de l’ordre » écrivent les journalistes.

Porter plainte

Agé de 26 ans et originaire de Bayonne, Antoine est un militant de gauche, engagé. Selon le journal, il manifestait pour la première fois depuis le mouvement des indignés, il y a huit ans.

« Ce qui m’a intéressé dans le mouvement c’est qu’il n’avait pas été récupéré. Un mouvement de rassemblement de tous ceux qui en avaient marre d’être exploités, de n’avoir aucun espoir d’avenir », raconte-t-il aux journalistes.

Ce samedi, armé d’ « œufs pour les jeter sur le palais », Antoine se retrouve dans les échauffourées place Pey Berland.

« Il y avait un feu au niveau du tram hôtel de ville, j’ai essayé de voir ce qui se passait et là un truc roule à mes pieds. Je n’ai pas réfléchi, je ne savais pas ce que c’était, je décide de le prendre à la main et de le relancer. Et le truc explose, ma main explose, je ne me rends pas tout de suite compte que ma main a explosé, je pense que quelque chose m’a tapé et que la main est engourdie. Je cours vers les manifestants pour qu’ils s’occupent de ça mais je vois les regards horrifiés, tout le monde me dit qu’il faut aller voir les pompiers, faut aller à l’hôpital. Là je regarde ma main et à la place il y a un moignon avec des lambeaux de chair qui pendent et un morceau d’os déformé. »

Antoine a été amputé de la main. Il compte porter plainte « pour pouvoir passer à autre chose ».

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L'AUTEUR
Walid Salem
Walid Salem
Co-fondateur de Rue89 Bordeaux et directeur de la publication

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