Ça roule pour les Maisons du Vélo à Bordeaux Métropole
Brèves  Vie pratique 

Ça roule pour les Maisons du Vélo à Bordeaux Métropole

Les Maisons du Vélo et des Mobilités Alternatives ont fait leur apparition à la suite de la mise en vigueur du plan vélo métropolitain. Objectif : développer l’usage du vélo dans la Métropole, à travers des prêts et autres services pour les usagers. 

Fête du vélo métropolitaine ce samedi

Samedi 18 mai a lieu la 23e édition de la Fête du vélo métropolitaine, à Bègles. Organisée par Vélo-Cité, en partenariat avec Cycles et Manivelles, celle-ci proposera un large panel d’activités. Au programme, des balades urbaines, un pique-nique au Parc bordelais et de nombreuses animations au vélo village.

Les 4 Maisons du vélo, ainsi que d’autres associations de cyclistes urbains partenaires, seront présents pour l’évènement, afin de proposer un programme de sensibilisation et d’initiation. Tous les événements de cette journée sont à retrouver sur le site internet de Vélo Cité.

Le plan vélo métropolitain, voté en décembre 2016, prévoit notamment de donner accès à tous aux vélos, et d’initier les habitants de la métropole à cette pratique. L’une de ses actions phare est la mise en place d’un réseau de Maisons du vélo et des mobilités alternatives, gravitant autour de la Maison du vélo de Bordeaux, rebaptisée MAMMA (maison métropolitaine des mobilités alternatives).

Créée en 2003, celle-ci était destinée à promouvoir les différents modes de déplacement alternatifs sur l’ensemble des communes. De nombreux services y sont proposés, tels que des prêts de vélos, des marquages en cas de vols, réparations et conseils…

Un appel à la candidature avait donc été lancé, visant à définir 4 nouvelles Maisons du Vélo et des Mobilités Alternatives (MVMA) sur le reste du territoire métropolitain, en complément à la MAMMA de Bordeaux-centre.

Quatre associations aux manettes

Après examen des projets, les quatre associations retenues pour piloter ces MVMA ont été Cycles & Manivelles (Bègles, rayonnant également sur Villenave d’Ornon et Talence), Etu’Récup (Pessac mais aussi Gradignan et Talence), Vélo-Cité (maison du vélo itinérante sur la rive droite, sur Bassens, Lormont, Cenon et Floirac) et Léon à Vélo (fonction itinérante à Mérignac, mais également sur Le Haillan. Ils disposeront prochainement d’un emplacement fixe à Mérignac).

Chacune d’entre elles dispose d’une aide financière de Bordeaux Métropole d’un montant de 55000 euros par an. Accessible à tous les habitants de la métropole, le prêt de vélo fait partie de leurs missions essentielles.

Sur présentation d’une pièce d’identité, d’un justificatif de domicile et d’un RIB, chaque personne peut disposer gratuitement d’un vélo, sur une durée maximum de 2 à 10 mois. Plus de 1 500 vélos « ville de Bordeaux » ainsi qu’un large choix de vélos pliants, électriques, cargos, tricycles et autres, sont à la disposition des intéressés.

Ces Maisons du vélo et des mobilités alternatives entretiennent un lien très étroit avec Bordeaux Métropole, qui s’occupe de fournir les vélos commandés, plusieurs fois par mois. Prochainement, la MAMMA de Bordeaux-centre fera l’objet d’un appel d’offre et sa gestion sera déléguée à une entreprise.

Mais aussi…

Mis à part les prêts de vélos, ces associations proposent aussi un accompagnement des usagers. Des ateliers participatifs, l’apprentissage de la réparation, de l’entretien, leur sont proposés. Pour Ludovic Fouché, président de Vélo Cité, c’est un service primordial pour développer la pratique du vélo :

« Souvent, les gens arrêtent d’utiliser leurs vélos lorsqu’ils ont une roue crevée ou autre. Ils ne savent pas faire. Notre objectif est de les accompagner, de leur apprendre les réflexes à avoir pour qu’ils puissent devenir autonomes. »

Ces lieux d’échanges permettent aussi de donner des informations sur des questions de mobilités, des conseils d’achat, de sécurité. Certaines de ces associations proposent même des sessions de vélo école. C’est le cas de Etu’recup, la MVMA basée sur le campus universitaire. Aurélie Schild en est la responsable.

« Notre public est étudiant. 40% d’entre eux sont étrangers et n’ont donc pas les mêmes notions de circulation. D’ailleurs, c’est souvent les étudiants qui sont les plus dangereux en vélo. C’est donc notre rôle de faire de la prévention. »

Une réussite ?

On compte 950 adhérents à jour de cotisation pour Cycles & Manivelles, 4000 visites par an pour Etu’Récup… Des services qui semblent séduire les métropolitains, à tel point qu’il manque du stock.

« Il y a tellement de demandes que nous n’arrivons pas à répondre à toutes. Surtout pour les vélos électriques », nous confie Ludovic Fouché.

Selon un classement 2019 établi par une société d’assurance allemande, Coya, Bordeaux est 13e – tout juste derrière Strasbourg en France – des villes cyclables dans le monde. Ce classement (voir tableau ci-dessous) fait la moyenne des notes attribuées selon plusieurs critères parmi lesquels la météo, le nombre d’accidents, la qualité des infrastructures et… la mise à disposition des vélos.

L'AUTEUR
Esther Suraud
Étudiante à l'EFJ, journaliste en devenir

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