Nicolas Florian a cumulé indemnités d’élu et allocations chômage
Vigie 

Nicolas Florian a cumulé indemnités d’élu et allocations chômage

actualisé le 12/03/2020 à 19h46 : Démentis de l'équipe de Pierre Hurmic et de l'équipe de Thomas Cazenave

Médiapart a révélé ce mercredi (article abonnés) que Nicolas Florian, lorsqu’il était adjoint aux finances de la mairie de Bordeaux, et Xavier Bonnefont, maire d’Angoulême, ont cumulé les indemnités liées à leurs mandats d’élus locaux avec des allocations chômage.

« Légalement, rien ne peut leur être reproché », précise d’emblée le site d’info. « Le mandat d’élu local ne constitue pas une activité professionnelle. Il est dès lors possible pour les édiles de toucher des prestations au titre du chômage sans qu’il soit tenu compte des sommes qu’ils reçoivent dans le cadre de leur mandat. »

L’actuel maire de Bordeaux a par exemple touché en tout 76801 euros brut en 2015, dont 30 563 € en tant qu’adjoint aux finances (depuis 2014) d’Alain Juppé, 33 466 € au titre de conseiller régional et 12 772 € brut pour sa fonction de conseiller métropolitain.

Parallèlement, Pôle emploi lui a versé 1 741 euros par mois entre mai 2014 et avril 2016, indique Médiapart, suite à ses fonctions de chargé de communication du promoteur immobilier girondin Pichet, de 2008 à 2013.

« J’ai fait valoir mes droits »

« J’ai cotisé au cours de plusieurs années d’activité salariée et j’ai donc fait valoir mes droits, a répondu le maire de Bordeaux, et candidat à sa propre succession. Les allocations d’aide au retour à l’emploi sont soumises à des obligations de recherche d’emploi auxquelles j’ai répondu sans réserve. J’y ai consacré le temps nécessaire, ce qui a été validé par Pôle emploi qui a maintenu le versement des allocations jusqu’à épuisement de mes droits ».

Pour Médiapart, le cumul allocations-indemnités « interroge » d’une manière générale :

« Un chômeur est censé rechercher activement du travail. En 2019, quelque 49 000 demandeurs d’emploi ont été radiés de Pôle emploi pour ne pas avoir rempli cette obligation. Comment un élu, déjà au four et au moulin, peut-il prétendre chercher une activité complémentaire ? »

Démentis

Nicolas Florian dit par ailleurs « s’étonner de la précision des données personnelles » publiées par Médiapart, de surcroît à quelques jours des municipales : ces données « sont normalement confidentielles, donc elles émanent certainement de personnes très proches de Pôle emploi ». Suivez son regard : des responsables de l’établissement public figurent sur les listes de Pierre Hurmic et de Thomas Cazenave, qui a lui même été N°2 de Pôle emploi.

Dans un communiqué faisant suite à notre reprise, l’équipe de campagne du candidat écologiste a réagi aux « insinuations de Nicolas Florian » :

« Nous démentons fermement être à l’origine de telles informations révélatrices de comportements indignes et contraires à notre éthique de la vie publique, et laissons Pôle emploi mener son enquête interne. Ce type honteux d’accusations s’inscrit dans le cadre d’une campagne de dénigrement dont Pierre Hurmic, et maintenant un de ses colistiers, sont victimes ».

De son côté, Thomas Cazenave précise également par communiqué qu’ « aucun colistier de Renouveau Bordeaux n’est impliqué dans la divulgation des informations de pôle emploi. Toute insinuation contraire sera considérée comme diffamatoire et sera traitée comme telle ».

L'AUTEUR
La Rédaction
La Rédaction
Les informations auxquelles participent plusieurs journalistes de l'équipe.

En BREF

Expulsion des occupants du squat de la rue Gravelotte à Bordeaux

par Walid Salem. 7 467 visites. Aucun commentaire pour l'instant.

Le gaz hilarant bientôt interdit aux mineurs à Bordeaux ?

par La Rédaction. 1 079 visites. Aucun commentaire pour l'instant.

L’édition 2020 du Fifib, chamboulée par la crise, se tient du 14 au 19 octobre

par La Rédaction. 316 visites. Aucun commentaire pour l'instant.