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Bordeaux s’engage à accueillir des familles de réfugiés afghans

Pierre Hurmic s’associe à la mobilisation des maires de grandes villes se disant prêts à recevoir des réfugiés afghans. Le maire de Bordeaux a annoncé ce mercredi que la Ville accueillerait dans un premier temps « au moins quatre familles ».

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Bordeaux s’engage à accueillir des familles de réfugiés afghans

Pierre Hurmic a annoncé ce mercredi 18 août dans un Twitt avoir écrit au ministre des Affaires étrangères pour s’engager « à accueillir plusieurs familles afghanes nommément désignées ».

Le maire de Bordeaux a également donné quelques précisions lors d’un point presse :

« Pour l’heure, au moins quatre familles, soit 19 personnes, devraient être accueillies à Bordeaux. La mairie est en lien avec la cellule de crise du ministère des Affaires étrangères. Le premier stade est l’obtention de visas. Après cela, les délais devraient être assez courts. J’ai déjà obtenu une réponse positive pour l’une des familles. »

Quant aux profils des personnes prochainement accueillies, Pierre Hurmic a simplement précisé qu’il s’agissait de « familles afghanes faisant partie de la vie culturelle et économique locale », sous le désormais ancien régime d’Ashraf Ghani.

Après la prise de Kaboul par les Talibans, au moins huit maires – dont les écologistes Grégory Doucet (Lyon) et Jeanne Barseghian (Strasbourg) et le socialiste Benoît Payan (Marseille) – ont exprimé leur solidarité avec les Afghans désireux de fuir le régime islamiste.

« L’histoire de Marseille se confond avec celle des persécutés, des pourchassés, des affamés, venus ici pour survivre et puis vivre », écrit par exemple l’édile de la cité phocéenne.

L’ »indignité » de Macron

Moins lyrique, Pierre Hurmic assure que Bordeaux « est mobilisée dans cet effort de solidarité internationale, qui doit être coordonné à l’échelle nationale et européenne ». Ce mercredi, le maire avait reçu un courrier de Bordeaux en luttes lui demandant de « déclarer publiquement Bordeaux comme ville d’accueil » et de « condamner fermement les propos du président de la République ».

Le groupe de Philippe Poutou y dénonçait vigoureusement l’ »indignité » du discours d’Emmanuel Macron, tenu lundi soir. « Nous devons anticiper et nous protéger contre des flux migratoires irréguliers importants qui mettraient en danger ceux qui les empruntent, et nourriraient les trafics de toute nature”, avait déclaré le chef de l’Etat.

« Sans revenir sur les causes de cette situation géopolitique (NDRL : le retour au pouvoir des Talibans), notamment l’implication des pays occidentaux depuis des décennies, il n’a pas hésité à être là où l’extrême-droite l’attendait, instillant dans l’esprit des Français·es la peur d’un raz de marée migratoire venu d’Afghanistan », accuse Bordeaux en Luttes.

Lors du point presse donnée à la mairie, mercredi 18 août, Pierre Hurmic n’a pas souhaité commenter les propos d’Emmanuel Macron, au coeur d’une polémique avec la gauche, regrettant toutefois un « manque d’empathie » de la part du président de la République.


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