De la peinture rouge, une croix de Lorraine et une signature désormais connue dans la métropole bordelaise : ADN (Action directe nationaliste). Dans un communiqué publié ce mardi 24 octobre, la fédération girondine du Parti communiste français, par la voix de son secrétaire départemental Stéphane Laborde, indique avoir découvert des dégradations sur la façade de son siège à Bordeaux, rue Furtado :
« Tôt ce matin nous avons découvert que le siège du PCF Gironde a été victime de dégradations de la part de l’extrême-droite : jets de peinture rouge sur la façade et tags. Ces dégradations interviennent en ce 24 octobre, date anniversaire de la première fusillade de Souge où 50 communistes et syndicalistes, martyrs de la barbarie nazie, sont tombés. »
Cibles diverses
Le 15 octobre dernier, le PCF Gironde a déjà été ciblé par l’extrême droite. Ce jour-là, une « une vingtaine d’individus ont manifesté devant nos locaux en scandant “État incompétent, communistes complices du terrorisme” », poursuit Sébastien Laborde.
Il y a deux semaines, ce sont les locaux de la CFDT à Bordeaux, dans le quartier Saint-Genès, qui ont été la cible de tags haineux par le même groupuscule, suivis par les locaux régionaux de la CFDT à Pessac. À chaque fois, le syndicat a déposé plainte. Le PCF indique aussi que le Girofard, centre LGBTQI+ de Bordeaux a également été visé.
Cette vague de dégradations avait aussi concerné le lycée Magendie, lors de la mobilisation des élèves, parents et enseignants contre l’expulsion programmée de deux lycéennes. Les murs de l’établissement avaient été tagués par ADN avec les inscriptions « ni Shenaya ni Ana-Maria« , et « la France aux Français ».
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