Le projet EMME est déjà controversé en raison de son impact – artificialisation d’une zone naturelle, en partie classée Natura 2000, et inondable –, et des risques qu’une telle usine du seuil Seveso haut, c’est-à-dire présentant un danger important en cas d’accident pour un environnement fragile, l’estuaire de la Gironde, et à quelques kilomètres Bordeaux.
Mais lors des réunions publiques qui se sont déroulées le mois dernier, les opposants ont soulevé un lièvre : et si cette raffinerie de nickel et de cobalt, qui doit convertir ces minerais en sulfate pour la production de batteries NMC, s’avérait tout simplement inutile ?
« Les constructeurs automobile abandonnent les batteries NMC (nickel, manganèse, cobalt) au profit des batteries lithium-fer-phosphate, assure Florence Bougault, de la Sepanso, association de protection de la nature. Or mieux vaut ne pas aider avec de l’argent public des activités à la viabilité financière douteuse. Quand elle sera opérationnelle, cette usine risque de produire pour une technologie dont personne ne sait si elle ne sera pas alors dépassée. »
Lisez la suite pour 1€
En profitant de notre offre d’essai, résiliable en ligne à tout moment.
Pour accéder à cet article, il faut être abonné. Pourquoi ?
Les informations exclusives, les enquêtes et certains reportages constituent l’édition abonnés de Rue89 Bordeaux. En tant que média indépendant, nos ressources proviennent de nos lectrices et lecteurs abonnés, aucun milliardaire ni groupe bancaire ne nous finance.
Nous demandons à nos lecteurs une faible contribution pour disposer à Bordeaux d’un média critique des pouvoirs, capable d’enquêter et de traiter les enjeux locaux en profondeur et dans la durée.
Chaque abonnement compte. Toutes nos recettes sont investies dans un journalisme local indépendant, dont la force et la réactivité dépend directement du nombre d’abonnés actifs.
Déjà abonné⋅e ?
Connectez-vous
Chargement des commentaires…