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« On œuvre pour l’émancipation des femmes » : à Bordeaux, les musiques électroniques et urbaines pulsent au féminin

La Raveuse, Meufs Mortelles, Shanixx, Romy White, Banzaï Lab… Artistes, collectifs ou labels, la scène indé bordelaise détonne par sa composition, avec une émulsion féminine qui semble plus forte que jamais. Des cales de l’Iboat au Lieu Chéri, en passant par l’Entrepôt et Lorganiq : Rue89 Bordeaux est allé à la rencontre de ces maestras locales.

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« On œuvre pour l’émancipation des femmes » : à Bordeaux, les musiques électroniques et urbaines pulsent au féminin
Meufs Mortelles, « un énorme crush » entre deux amies qui enflamment les nuits bordelaises depuis un an.

C’est un véritable bouillonnement. En 2025, un rapide coup d’œil sur la scène underground bordelaise impose ce constat : les artistes et collectifs féminins ont le vent en poupe, portés par une multitude d’actrices et d’acteurs issus du milieu – et bien au-delà. Projets et nouveaux formats, aux mille nuances sonores, éclosent comme bourgeons au printemps.

Des Meufs Mortelles

Dernier duo en vogue qui empile les succès : Yasmine et Marine, la trentaine, Bordelaises et complices de teuf qui œuvrent en bande organisée… Sous le nom des Meufs Mortelles, ce collectif féminin vient de souffler sa première bougie à l’Iboat en décembre dernier. « On a fait 1 200 personnes pour notre premier format club, c’était juste incroyable ! », se réjouit Yasmine, gonflée à bloc par cet engouement, tout en gardant les pieds sur terre. « On est encore des babies, à vrai dire, on ne s’attendait pas à ça », glisse-t-elle.

L’étincelle part d’une amitié, un eurêka surgit au détour d’une discussion. L’une est responsable en communication, l’autre est conseillère patrimoniale la journée et prof de danse le soir : puis, à un instant, le déclic, une entente, cette « même énergie » débordante, et l’envie « de créer la soirée telle qu’on aimerait qu’elle soit ».

« Le principe de nos événements, c’est qu’on a l’impression d’être dans un grand salon où on se retrouve tous. Même si on ne se connaît pas, il y a le respect de l’autre, la joie, le bonheur… Les gens qui viennent à nos soirées se lâchent direct, dansent sans aucune peur du jugement : le but, c’est de se sentir libre sans attendre d’avoir consommé je ne sais pas combien de verres d’alcool. Et ça marche ! », explique Yasmine.

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