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Les LGV Bordeaux-Toulouse-Dax roulent vers l’inconnu

Le projet de ligne à grande vitesse Bordeaux-Toulouse vient de recevoir l’autorisation environnementale pour des premières opérations, notamment de défrichement. Une situation éminemment paradoxale puisque l’État pourrait ne pas financer le GPSO, comme le lui conseillerait le Conseil d’orientation des infrastructures, dont l’estimation du coût ne cesse de flamber. Surtout dans l’hypothèse d’un partenariat public-privé.

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Les LGV Bordeaux-Toulouse-Dax roulent vers l’inconnu
Un TGV en gare de Bordeaux

Officiellement, rien n’arrête la LGV Bordeaux-Toulouse. Les travaux se poursuivent sur les aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux et au nord de Toulouse, après le rejet par les tribunaux administratifs de plusieurs recours. Et ce jeudi 5 février, les 4 préfets concernés (Gironde, Lot-et-Garonne, Haute-Garonne et Tarn-et-Garonne) ont signé les autorisations pour des sondages géotechniques et des diagnostics archéologiques sur le tracé de la ligne nouvelle.

« L’autorisation environnementale concerne uniquement ces investigations et ne porte pas sur
les travaux de construction de la future ligne », précise le communiqué de presse, ajoutant que « les zones boisées seront concernées à l’automne 2026. »

C’est justement le point que les opposants au projet ont dénoncé lors de la consultation publique qui s’est achevée le 26 novembre dernier, recueillant 3769 contributions. Ils rappelaient que ces dérogations à l’interdiction de destruction d’espèces permettront de lancer les défrichements préalables aux travaux, soit 1000 hectares de forêts menacés dès cette année, malgré les avis critiques de l’Autorité environnementale et du Conseil national de protection de la nature.

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