Un premier « centre de desserrement » à Bordeaux pour confiner les sans-abris
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Un premier « centre de desserrement » à Bordeaux pour confiner les sans-abris

Un lieu a ouvert ce vendredi à Bordeaux pour accueillir 12 personnes au rez-de-chaussée d’un immeuble. Dans les étages, les salariés d’associations qui s’occupent de demandeurs d’asile, ne cachent pas leurs inquiétudes.

La préfecture de la Gironde a annoncé ce vendredi l’ouverture d’un premier « centre de desserrement » destiné à recevoir des personnes sans domicile atteintes par le coronavirus. 12 places sont ainsi prévues à Bordeaux pour permettre la mise à l’abri et le confinement de ces patients, diagnostiqués porteurs du covid-19, mais ne nécessitant pas une hospitalisation. Les sans-abris gravement malades seront quant à eux soignés à l’hôpital, comme tout un chacun.

La direction de la cohésion sociale a « identifié 146 places potentielles dans la région » pour accueillir ainsi d’autres personnes diagnostiquées. Elle travaille avec le SAMU Social pour convaincre les sans domicile fixe d’accepter une mise à l’abri. « Ce ne sera pas simple pour une cinquantaine de personnes », estime la préfète Fabienne Buccio.

Six SDF sont actuellement confinés au centre Charles Domercq, et deux autres cas possibles de personnes à la rue ou occupantes de squat porteuses du covid-19 sont en cours d’examen.

Craintes et inquiétudes dans l’immeuble

Selon nos informations, ce premier centre, dont l’adresse n’a pas été dévoilée par la préfecture, est installé au rez-de-chaussée d’un immeuble à Bordeaux qui accueille déjà « deux associations qui s’occupent de 25 demandeurs d’asile pour l’une et 40 pour l’autre dont des enfants », précise un salarié qui a voulu garder l’anonymat. Il assure par ailleurs n’avoir reçu aucune consignes, aucune protection, ni avoir été prévenu.

« Notre directeur le savait mais ne l’avait pas encore dit. On s’est organisé à l’arrache. On a mis des écriteaux sur les issues de secours qu’on ne peut pas condamner. Et, sans traducteur, on a essayé d’expliquer la situation. On espère que nos résidents ne vont pas entrer en contact avec les malades. »

Les travailleurs sociaux promettent cependant de continuer le travail :

« Ici, ces personnes ont leurs habitudes. Ce sont des personnes fragiles, certains ont des problèmes de santé et on ne peut pas les abandonner. »

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