Après l’odyssée du train Hendaye-Paris, la Nouvelle-Aquitaine plaide pour sa ligne
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Après l’odyssée du train Hendaye-Paris, la Nouvelle-Aquitaine plaide pour sa ligne

Plus d’un millier de voyageurs se sont retrouvés bloqués dimanche et lundi dans le Sud-Ouest avec des retards de trains dus à une panne d’alimentation électrique. La Région Nouvelle-Aquitaine alerte à nouveau le gouvernement sur « la dégradation préoccupante du réseau » et « la nécessité d’une ligne nouvelle ».

Dans le Sud de la région Nouvelle-Aquitaine, aux départs de Tarbes et d’Hendaye, trois trains en direction de Paris n’ont pas pu circuler correctement et n’ont pas pu arriver à destination. 1500 personnes ont dû être hébergées dans la nuit de dimanche à lundi et certains ont passé la nuit dans leur wagon. En cause, une panne d’alimentation électrique dans le secteur Dax-Ichoux. Ce lundi aucun train ne circulait vers Bordeaux, le trafic reprendra ce mardi 1er septembre, d’après la SNCF.

Un TGV, parti dimanche d’Hendaye pour arriver à Paris à 16h20, a été bloqué toute la nuit dans les Landes, à Morcenx puis à Ychoux. De nombreux passagers ont témoigné d’une nuit de cauchemar, sans eau dans le train. Les 1100 voyageurs sont finalement arrivés à Bordeaux au petit matin, avant de partir pour Paris.

Deux autres trains en partance du Pays-Basque se sont également retrouvés coincés dimanche. Ces pannes auraient été causées par des caténaires défectueux, les éléments permettant la circulation du courant électrique. La direction nationale de la SNCF a précisé lundi que « les dédommagements pour les voyageurs des trois trains s’élèveraient à 300 % » des prix des billets, et que la compagnie rembourserait « tous les frais annexes, hôtels et taxis ».

« Cet incident majeur souligne une nouvelle fois la fragilité du réseau ferroviaire historique de Nouvelle-Aquitaine », a réagi ce lundi la Région Nouvelle-Aquitaine dans un communiqué. Il « montre de manière crue la vulnérabilité de la liaison Hendaye-Bordeaux-Paris, et la nécessité d’augmenter la capacité ferroviaire avec une ligne nouvelle ».

3 milliards d’investissement

Le conseil régional milite en effet toujours pour le GPSO, le prolongement de la LGV Bordeaux-Paris vers Toulouse d’un côté, vers Dax puis l’Espagne. Si la ligne vers les Landes a été renvoyée aux calendes grecques, la Bordeaux-Toulouse bénéficierait des faveurs du nouveau premier ministre, Jean Castex.

Mais dans son communiqué, la Région Nouvelle-Aquitaine rappelle aussi avoir « alerté depuis des mois le gouvernement sur la dégradation préoccupante du réseau » actuel.

La remise en état de ses 3410 kilomètres de ligne est estimée à 3 milliards d’euros. La Région prévoit d’investir 1,4 milliard d’euros pour les infrastructures ferroviaires (dont 426,4 millions d’euros financés par l’Etat) et 86 millions d’euros d’investissements pour les gares et les pôles d’échanges multimodaux.

Le conseil régional a voté en avril 2019 un plan directeur d’investissement ferroviaire, chiffré à plus d’un milliard d’euros, dont plus de la moitié à la charge de la Région.

Il affirme que « le réseau ferroviaire est l’épine dorsale et la solution pour accomplir la transition énergétique », et compte sur le plan de relance du ferroviaire pour que l’Etat « concrétise ses engagements ».

L'AUTEUR
Anne-Sophie Estruch

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