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Qui veut réduire le nombre de vols à l’aéroport de Bordeaux Mérignac ?

Un rassemblement se déroulera ce mercredi devant l’aéroport de Bordeaux Mérignac, dans le cadre d’un mouvement national auquel se sont jointes plusieurs associations de la métropole bordelaise. Au nom de la santé des riverains et de la lutte contre le changement climatique, elles réclament un plafonnement du trafic à un niveau inférieur de 15% à celui de 2019.

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Qui veut réduire le nombre de vols à l’aéroport de Bordeaux Mérignac ?
L’aéroport de Bordeaux-Mérignac

Des croix blanches vont être plantées ce mercredi à 17h30 sur le rond-point devant l’aéroport de Bordeaux Mérignac, et « une minute de silence sera respectée en hommage public aux morts anonymes victimes du trafic aérien ». L’initiative s’inscrit dans le cadre d’une journée nationale d’action soutenue par l’AEHDCNA (association eysino-haillanaise de défense contre les nuisances de l’aéroport).

« Le risque de mortalité est plus élevé pour les riverains des aéroports, justifie son président, Xavier Petit. Le bruit du trafic aérien augmente de 28% le risque d’infarctus et de 34% celui d’hypertension artérielle, selon l’étude DEBATS (discussion sur les effets du bruit des aéronefs touchant la santé) qui est reprise par la DGAC (direction générale de l’aviation civile). Cela peut faire du monde sur les milliers de voisins de la plateforme de Bordeaux Mérignac… »

C’est l’UFCNA (union française contre les nuisances des aéronefs) qui a appelé à manifester ce mercredi devant 22 aéroports français, avec le soutien d’associations locales. Elles invoquent à la fois des raisons sanitaires et climatiques pour exiger le plafonnement du trafic aérien, qui fait aussi l’objet d’une pétition.

Dans l’aéroport d’Amsterdam

L’aviation pèse en effet 7% des émissions de gaz à effet de serre française, « un chiffre d’autant moins négligeable qu’il masque deux choses », selon Alexis Chailloux, du Réseaux action climat :

« Il ne prend pas en compte les effets hors CO2, notamment des trainées blanches des avions qui forment de fines couches nuageuses qu’on estime deux fois plus réchauffantes que la seule combustion du carbone. Et l’avion reste pris par minorité, on estime que 30 à 40% des Français n’ont jamais pris un vol ».

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