Lundi 2 mars 2026, le Conseil d’État a rejeté le recours déposé par TGV en Albret, le CADE du Pays Basque et du Sud des Landes, Nivelle Bidassoa, et la Sepanso, opposés à la Ligne Nouvelle du Sud-Ouest (LNSO), et qui visait la déclaration d’utilité publique du projet.
Ils pointaient l’augmentation du coût, passé de 14 à 20 milliards d’euros en 10 ans, la modification du financement, avec le désengagement de la SNCF et la montée en charge de la part des collectivités locales, la création de nouvelles taxes, les retards de mise en service, ainsi que le bilan carbone jugé obsolète.
Mais dans sa décision, la plus haute juridiction administrative rappelle qu’une déclaration d’utilité publique ne peut être annulée que si le projet a perdu sa finalité ou est devenu illégal. L’augmentation du coût et les ajustements financiers n’affectent donc pas l’équilibre général du projet, et les retards prévus ne suffisent pas à remettre donc en cause son utilité.
« Confirmation importante »
Pour l’agence GPSO et SNCF Réseau cités par Ici Occitanie, porteurs du projet, cette décision est une « confirmation importante » pour une ligne « attendue par 87 % des habitants du Sud-Ouest ».
L’autorisation environnementale a récemment été accordée aux travaux préparatoires, notamment les sondages géotechniques et diagnostics archéologiques, en dehors des zones boisées qui seront traitées à l’automne 2026. La construction des aménagements ferroviaires au sud de Bordeaux et au nord de Toulouse se poursuit dans la périphérie des deux métropoles.
La LGV promet de relier Toulouse à Paris en 3 heures et 10 minutes dès 2032. Avec ce nouvel avis du Conseil d’État, le projet LNSO lève un nouvel obstacle juridique – mais d’autres recours visent toujours les AFSB, ainsi que la prorogation de la déclaration d’utilité publique de l’ensemble du projet et son plan de financement. Reste également l’hypothèque – majeure – sur son financement avec les doutes sur l’apport de l’Etat.

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