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Bordeaux reste l’une des villes universitaires les plus chères en France
Société 

Bordeaux reste l’une des villes universitaires les plus chères en France

par Victoria Berthet.
Publié le 19 août 2021.
Imprimé le 12 août 2022 à 04:07
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Mercredi 18 août, l’Unef a publié son rapport annuel sur le coût de la vie étudiante. En province, Bordeaux se classe troisième ville la plus chère pour les étudiants, juste après Nice et Lyon. Un classement identique à celui de l’année dernière. Mais certaines mesures à venir, comme la tarification solidaire pour les transports en commun, ou le potentiel encadrement des loyers, pourraient changer la donne.

À quelques semaines de la rentrée, et après une année marquée par la crise sanitaire, les étudiants ne sont pas au bout de leurs peines. Mercredi 18 août, l’Unef a publié son classement annuel des villes françaises selon le coût de la vie étudiante. Si Paris et sa région demeurent les zones les plus chères, la capitale girondine n’est pas en reste. En 2021, un étudiant bordelais débourse, en moyenne, 1 010 euros par mois pour vivre.

Hors Île-de-France, Bordeaux suit de près Nice (1 064 euros par étudiant/mois) et Lyon (1 036 euros par étudiant/mois). Paris (1 276 euros par étudiant/mois), Nanterre (1 170 euros par étudiant/mois) et Créteil (1 133 euros par étudiant/mois) occupent les premières places du podium. Les villes les plus accessibles restent Poitiers et Saint-Étienne (802 euros par étudiant/mois), ainsi que Limoges (793 euros par étudiant/mois) pour la quatrième année consécutive.

La barre des 1000 euros

En 2020, le même étude de l’Unef plaçait Bordeaux à une place identique (soit 12e au niveau national). L’année dernière, un étudiant devait débourser 1 013 euros par mois afin de pouvoir subvenir à ses besoins. Une hausse de +5,35% par rapport à 2019, où les dépenses mensuelles d’un étudiant bordelais s’élevaient alors à 962 euros.

Pour établir ce classement, le syndicat étudiant se fonde sur plusieurs critères, dont les loyers moyens des logements étudiants privés, le coût annuel des transports en commun pour les étudiants non-boursiers ainsi que les frais de la vie courante.

Hausse des transports à Bordeaux

Selon l’Unef, l’une des principales causes de la baisse de pouvoir d’achat des étudiants est l’augmentation des coûts liés aux transports en commun. L’étude cite ainsi Clermont-Ferrand (+6,34% sur un an), Toulouse (+5,88% sur un an) et Bordeaux (+3,55%).

Dans cette dernière ville, en 2021, l’abonnement annuel aux transports en commun s’élève ainsi à 244 euros par an. À titre de comparaison, un abonnement annuel aux transports, à Toulouse, revient à 108 euros par an pour un étudiant. En trois ans, d’après le rapport de l’Unef, les étudiants bordelais ont subi une augmentation du coût des transports de 9,9%.

En effet, depuis le 1er août 2018, les tarifs du réseau TBM augmentent de 3% par an. Une augmentation appliquée sur l’ensemble de la grille tarifaire et actée dans le contrat de délégation de service public (DSP) entre Keolis, exploitant du réseau TBM, et la Métropole.

Seulement à Bordeaux, cette augmentation devrait être contrebalancée dès la rentrée prochaine avec la mise en place de la tarification solidaire dans les transports publics de la Métropole. Les étudiants pourront aussi bénéficier de cette réduction, selon les revenus du foyer auxquels ils sont rattachés.

Plaidoyer pour un encadrement des loyers

Dans une autre enquête publiée quelques jours plus tôt, l’Unef a calculé une augmentation de 2,5% du coût de la vie étudiante en 2021. Un chiffre en baisse par rapport à 2020 (+3,69%). Pour le syndicat étudiant, cette baisse est rendue possible par « l’action de pouvoirs publics locaux, notamment dans leur mise en œuvre de l’encadrement des loyers ».

À Bordeaux, où le coût moyen du logement est resté stable entre 2020 et 2021 (561 euros, en moyenne, par mois en 2021, contre 565 euros mensuel en 2020), la métropole a déposé, en novembre 2020, une demande auprès du ministère du Logement afin d’expérimenter le dispositif d’encadrement des loyers. À Paris et à Lille, là où l’encadrement est déjà appliqué, une baisse du prix moyen des loyers est en effet constatée, comme le montre l’extrait du rapport ci-dessous :

À noter que le prix du loyer est un facteur déterminant, puisqu’il représente le premier poste de dépenses des étudiants. D’autres dépenses rentrent également en compte dans le classement comme les frais d’inscription à l’université, l’électricité et l’alimentation. Pour autant, ces derniers postes de dépenses ne sont pas détaillés dans le rapport annuel. En conclusion de l’étude 2021, l’Unef demande l’application de l’encadrement des loyers à l’ensemble des villes universitaires et la gratuité des transports en commun pour les étudiants.

L'AUTEUR
Victoria Berthet
Journaliste, diplômée de l'IJBA. Du terrain, des faits et de la nuance.

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